‹ Œuvres complètes de P. L. CourierChapitre 98 sur 199 · AU MINISTRE DE LA GUERRE · texte numérisé non relu

AU MINISTRE DE LA GUERRE

A PABIS.

Naple». le |•'JaDTle^I8417.

Monseigneur, apresune campagne pénible dans la Calabre , je me trouve à Naples sans rien faire , parce qu’il n’y n rien a faire. Celte oisiveté dont j’ai penlu l’habitude, jointe à la mollesse du climat, détruit ma santé. Je suis malade, Monseigneur, et ne puis me rétablir, à moins que Votre Excellence ne daigne me tirer d’ici. Les médecins, tout d’une voix, assurent qu’il faut pour me guérir un air moins tiède que celui-ci et une vie plus active ; je vous supplie donc, si cela peut s'accorder avec le bien du service, de me faire passer à la grande armée.

[Courier ne passa que deux mois à Naples, après lesquels il fut envoyéàFoggia, dans la Poiiille, pour veiller à une levée de chevaux et de mulets qui se

faisait dans cette province pour le service de l’artillerie. Force lui fut de partir avant d’avoir pu remonter son équipage , et sans avoir obtenu la moindre indemnité des pertes qu'il avait éprouvées en Calabre. Il obtint 1 ,'JOO francs en août seulement.

Pendant ce court séjour dans la capitale, il avait repris ses études littéraires et établi des rapports intimes avec plusieurs érudits. Ceux-ci lui procurèrent la connaissance du marquis Taceoni, qui mit à sa disposition une riche bibliothèque.]

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