‹ uvres complètes de Paul VerlaineChapitre 4 sur 86 · EX SEPTEMBRE · texte numérisé non relu

EX SEPTEMBRE

Parmi la chaleur accablante Dont nous torréfia l'été, Voici se glisser, encore lento Et timide, à la vérité,

Sur les eaux et parmi les feuilles, Jusque dans ta rue, ô Paris, La rue aride où tu t'endeuilles De tels parfums jamais taris,

Pantin, Aubervilliers, prodige De la Chimie et de ses jeux, Voici venir la brise, dis-je, La brise aux sursauts courageux...

La brise purificatrice

Des langueurs morbides d'antan,

La brise revendicatrice

Qui dit à la peste : va-t'en !

VARIA

Et qui gourmande la paresse Du poète et de l'ouvrier, Qui les encourage et les presse...

a Vive la brise ! » il faut crier :

« Vive la brise, eufiu, d'automne Après tous ces simouns d'enfer, La bonne brise qui nous donne Ce sain premier frisson d'hiver I »

Septembre 1895.

Page 1