‹ uvres complètes de Paul VerlaineChapitre 6 sur 86 · EN · texte numérisé non relu

EN

Le parc rit de rayons tamisés.

De baisers, d'éclats de voix de femmes...

L'air sent bon, il est tout feux tout flammes. Et les cœurs, aussi, vont, embrasés.

Une flûte au loin sonne la charge Des amours altières et frivoles, Des amours sincères et des folles, Et de l'Amour multiforme et large.

Décor charmant, peuple aimable et fier ; Tout n'est là que jeunesse et que joie, On perçoit des frôlements de soie, On entend des croisements de fer.

Maintes guitares bourdonnent, guêpes

Du désir élégant et farouche

— a Beau masque, on sait (es yeux et ta bouche »,

Des mots lents flottent comme des crêpes.

VARIA

Pourtant, c'est trop neau, pour dire franc... Un pressentiment fait comme une ombre A ce tableau d'extases sans nombre, Et du noir rampe au nuage blanc I

0 l'incroyable mélancolie Tombant soudain sur la noble fête !

De l'orage ? ô non, c'est la tempôte — L'ennui, le souci ? — (Test la folie 1

15 janvier 1891.

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