‹ uvres complètes de Paul VerlaineChapitre 8 sur 86 · ANNIVERSAIRE · texte numérisé non relu

ANNIVERSAIRE

L'an dernier, des amis restés Avaient fêté ma cinquantaine, Instant précis, date certaine, Bon truc à porter des santés

Aussi, car il vaut mieux tout dire.»»

Or, cette année où, plus perclus Que jamais, je ne songe plus Guère qu'à ce mal tournant pire,

On renouvelle en l'honneur du Un + cinquante que m'octroie Cet an ci, l'hommage de joie Qui, l'an dernier, semblait mieux dû.

N'importe, ah, buvons donc, tandis que Ce docteur a le dos tourné, Un petit coup à ce damné Age mûr venu dont je bisque

VARIA

Mais auquel il faut bîeu plier, Et puis la vie est ainsi faite, Douce et non, qu'il faut que Ton fete Jusqu'au bout l'âge d'oublier

Et de se souvenir. Le diable Soit de toutes conclusions Autres en ces occasions D'exploits et de propos de table î

30 mars 1895.

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