‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 10 sur 279 · ACTE PREMlEtl · texte numérisé non relu

ACTE PREMlEtl

Tert^ appliquée sur une échine ^ a dûment redressé la moële épinière à quelqu'un....

Suzanne*

Tu croyais , bon garçon ! que cette dot qu'on me donne était pour les beaux jeux de ton mérite?

Figaro.

J'ayais assez fi^it pour Fespérer.

Suzanne»

Que les gens d'esprit sont bétes I

On le dit.

Suzanne.

Mais c'est qu'on ne veut pas le ^oire*

On a tort.

Suzanne»

Apprends qu'il ta destine à obtenir de moi ^ secrètement^ certain quart-dlieure ^ seùlkseule^

qu'un ancien droit duseigaeur.^ Tu sais s'il

était triste !

Figaro.

Je le sais tellement que , si monsieur le comte en se mariant , n'eût pas aboli ce droit honteux y jamais je ne t'eusse épousée dans ses domaines.

Suzanne.

Hé bien I s'il Ta détruit ^ il s'en repent ; et c'est de ta fiancée qu'il veut le racheter en secret aujourd'hui.

FiGAKo se frottant la tête.

Ma tête s'amollit de surprise y et mon front fertilisé....'.

Suzanne. •

Ne le frotte donc pas I

Figaro.

Quel danger ?

Suzanne riant.

S'il y venait un peiit bouton; des gens superstitieux....?.

Figaro.

Tu ris ^ friponne I Ah I s'il y avait moyen d'attraper ce grand trompeur ^ de, le faire donner dans un bon piège > et d'empocher son or f

De l'intrigue et de l'argent ^ te voilà dans ta sphère.

Figaro.

Ce n'est pas la honte qui me retient.

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