FIGARO, MARCELINE
Figaro.
JljL é bien ^ ma mère ?
Marceline.
Hé bien , mon fils ?
F I G A iK) , comme étouffe»
Pour celui-ci !... H y a réellement des choses !..
Marceline.
Il y a des choses ! Hé qu'est-ce qu'il y a ?
A C T E I V. aG7
F I G À n o , les mains sur sa poitrine.
Ce que je viens d'entendre , ma mère , je Taî là comme un plomb.
Marceline riant.
Ce cœur plein d^assurance n'était donc qu\m . ballon gonflé ? Une épingle a tout fait partir !
Figaro furieuoc.
Mais celte épingle , ma mère , est celle qu'il a ramassée !
Marceline rappelant ce qu^il a dit.
La jalousie ! oh! j'ai là-dessus, ma mère, une
philosophie imperturbable ; et si Suzanne
ra'alirapc un jour, je le lui pardonne—..
Figaro ^i^ement.
Oh , ma mère ! on parle comme on sent: mettez le plus glacé des juges à plaider ^dans sa propre cause, et voyez-le expliquer la loi! — Je ne m'étonne plus s'il avait tant d'humeur sur ce l'eu ! — Poup la mignonne aux fines épingles, elle n'en est pas cù elle le croit, ma mère , avec %^B mnronniers ! Si mou mariage est assez fait pour légitimer ma colère, en revanche il ne Test p:\s assez ])Our que je n'en puisse épouser une autre , et ^abandonner
Marceline.
Bien conclu ! Abîmons toiït sur un soupçon.
Qui t'a prouvé , dis-moi ,. que c'est toi qu'elle joue et non le comte ? L'as-lu étudiée de nouveau , pour la condamner sans appel ? Sais-tu si elle se rendra sous les arbres? à quelle intention elle y va? ce qu'elle y dira? ce qu'elle y fera ? Je te croyais plus fort en jugement !
'Figaro lui baisant la main ai^ec transport»
Elle a raison, ma mère , elle a raison, raison ^ toujours raison! mais accordons, maman, quelque chose à la nature; on en vaut mieux après. Examinons en eHct avant d'accuser et d'agir. Je sais où est le rendez*vous. Adieu , ma mère.
( // sort. )