‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 162 sur 279 · BÉGEARSS, FIGARO, LÉON · texte numérisé non relu

BÉGEARSS, FIGARO, LÉON

Léon, se contenant mal.

ÏYm onsieur f monsieur, un mot. 11 importe à votre

repos que vous répondiez sans détour. — Flores.-

tine est au désespoir ; qu'avez-vous dit à Flores-

tine 7

Bégearss, d^un ton glace'.

Et qui vous dit que je lui ai parlé ? Ne peutelle avoir des chagrins, sans que j'y sois pour quelque chose ?

Sga LA MÈRE COUPABLE,

L É o Pi 9 vwement.

Point d'évasioDS j Monsieur. Elle était d^une

humeur charmante : en sortant d'avec tous ^ on

la Yoit fondre en larmes. De quelque part qu'elle

en reçoive , mon cœur partage ses chagrins. Vous

m'en direz la cause , ou bien vous m'en ferez

raison.

Avec un ton moins absolu , on peut tout obtenir dem oi; je ne sais point céder à des menaces.

L É o N 9 furieux.

Eh bien ! perfide , défends-toi. J'aurai ta vie y

ou tu auras la mienne ! ( // met la main à son

épée. ).

Figaro les arrête*

Monsieur Bégearss! au fils de votre ami? dans sa maison ? où vous logez ?

Bégkarss» se contenant.

Je sais trop ce que je me dois Je vais m'ex-

pliquer avec lui; mais je n'y veux point de témoins. Sortez y et laissez-nous ensemble.

Léon.

Vas , mon cher Figaro : tu vois qu'il ne peut m'échapper. Ne lui laissons aucune excuse.

F I G A R o 9 à part.

Moi , je cours avertir son père. ( // sort* )

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