‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 169 sur 279 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

LA COMTESSE, SUZANNE

La Coxtbssb.

J E n'ai pu rien lireir de cette en&nt* — Ce sont des pleurs ^ dea étoilffeiQents F... Elle se croit des torts envers moi , m'a demandé cent fois pardon ; elle veut aller au couvent. Si je rapproche tout ceci de sa conduite envers mon fils ^ je présume qu'elle se reproche d'avoir écouté sun amour , entretenu ses espérances , ne se croyant pas un parti assez considérable pour lui. — Charmante délicatesse ! excès d'une aimable vertu ! M. Bégearss apparemment lui en a touché quelles mois qui l'auront amenée à s'affliger sur

"IBIMI

C 'ar^ Jfon^iatr il irif Jacé^

elle I tai* c^ëst tiii hôihihé si scrupiileux , et si délicat sur Ilioûiiisûr , qu'il s^exagère quelquefois , et se fiût des fiuitâmes où les autres ne voient

rien.

Suzanne.

J'ignore d'où provient le mal ; mais il se passe ici des choses bien étranges I Quelqae démon y souffle un feu secret. Notre maitre est sombre à périr ; il nous éloigné tous dé lui* Vous êtes saus cesse à pleurer. Mademoiselle est sufi'oquée. Monsieur votre fils désole !••••• M. Bégearss^ lui seul 9 imperturbable eomme un dieu ! semble n'être affecté de rien ; voit tous vos chagrins d'im enl seciif*^

La CoÛitèÈÉ.

lS/ion enfant 9 son coeur ïes partage. Eteîas I sans ce consofiiteur f qui verse ui^ baume sur nos plaies ^ dont la sagesse ilcrus soutient f adoucit toutes \ei aigreurs , calme mon irascible époux , nous serions bien pltits tealhéui'edfx ! ^

S t i  fi it z.

Je souhaite 9 Madame , que vous ne vous abu*nés pas* I

La C a V t e 9 s b.

Je f'd tue autrefois lui rendre plus dé justice I (Sutanne baisse ïeijréUùt.} Au reste, itpeut

4o6 LA MÈRE COUPABLE,

seul me tirer du trouble où cette enfaBt m'a mise» Fais-le prier de descendre chez moi»

Suzanne.

Le voici qui vient à propos ; vous vous ferez coiffer plus tard. ( Elle sort. )

IT- I j |l II .1 , I. I i.L: I I I i un I' ■ îim^Um»

Page 1