‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 178 sur 279 · BÉGEARSS, FIGARO · texte numérisé non relu

BÉGEARSS, FIGARO

BÉ6EA.RSS, raillant]

xLeeh! c^est mons Figaro I la place est agréable, puisqu'on y retrouve Moosieur,

Figaro, du même ton.

Ne fût-ce que pour avoir la joie de Yen chasser une autre fois.

De la rancune pour si peu ? vous êtes bien bon d^ songer ! chacun n^a-t-il pas sa manie ?

Figaro.

Et celle de Monsieur est de ne plaider qu'à huis-clos ?

Bègearss^ lui frappant sut P épaule.

Il n'est pas essentiel qu'un sage entende tout, quand il sait si bien deviner.

Chacun se sert des petits talents que le ciel lui a départis.

43o LA MÈRE COUPABLE,

Bégea&ss.

Et Vlntrigant compte-t-il gagner beaucoup arec ceux qu'il nous montre ici ?

Figaro.

Ne mettant rien à la partie ^ j'ai tout gagné

si je fais perdre Vautre.

Bégbarss, piqué.

On verra le jeu de Monsieur;

Figaro.

Ce n'est pas de ces coups brillants qui éblouissent la galerie. ( // prend un air niais. ) Mais chacun pour soi; Dieu pour tous, comme a dit le roi Salomon.

BÉGBAR8S, souriant.

Belle sentence! N'a -t -il pas dit aussi: Le soleil luit pour tout le monde ?

Figaro, fièrement.

Oui f en dardant sur le serpent prêt à mordre la main de son imprudent bienfaiteur ! ( // sort. )

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