‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 183 sur 279 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

voyage est le fruit d'une frayeur bien excusable ! Ms^lte et vos vœux ne sont que le prétexte ; un amour qu'il redoute , est son véritable motif.

L É o N 9 açec douleur.

Mais y mon ami , puisque vous l'épousez ?

Bégéarss, confidentiellement.

Si son frère le croit utile à suspendre un fâcheux départ! Je ne verrais qu'un seul

moyen«.«««

Léon.

O mon ami ! dites-le moi ?

Bégeàrss.

Ce serait que Madame votre mère vainquit cette timidité qui Fempédiey avec lui, d'avoir une opinion à elle; car sa douceur vous nuit bien plus que ne ferait un caractère trop ferme. — Supposons qu'on lui ait donné quelque prévention injuste ; qui a le droit y comme une mère , de rappeler un père à la raison ? Engagez-la à le tenter ,..o. non pas aujourd'hui, mais demain ^ et sans y mettre de faiblesse.

Léon.

Mon ami , vous avez raison : cette crainte est son vrai motif. SaQs doute il n^y a que ma mère qui^ puisse le faire changen» La voici qui vient

if

avec celle que je n'ose plus adorer. {Aî^ec

douleur. ) O mon ami ! rendez-la bien hetiteuse.

. Bégeàrss^ caressant.

£n lui parlant tous les jours de son frère.

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