TOUS DEUX
Je ne m'y sens aucoa empressement.
Li. Natuak.
EuEwits, il TOUS manque de naître, Four penser bien différemment.
D E T A R A R E. ^ Sai
Le GÉiriE du Feu les examine.
Mon œi] , entr'eux^ cherche an roi préférable j Mais, qne je crains mon jugement !
Nature, Terreur d^un moment Peut rendre un siècle misérable.
La Nature aux deux Ombres.
Futurs mortels , prosternez-vous :
Ayec respect att^pdez en silence
Le rang qu'ayant votre naissance * Vous allez recevoir de nous.
( Les deux Ombres se prosternent; et pendant çue le Génie hésite dans son choix ^ toutes les Ombres curieuses chantent le chœur suivant, en les eni^eloppant. )
Ghoeue des Ombres.
Quittons nos jeux, accourons tous :
Deux de nos frères à genoux Reçoivent Tarrêt de leur vie.
Le GémE du Feu impose les mains à l'une des
deux Ombres.
Sois l'empereur Atar , despote de l'Asie, Règne à ton gré dans le palais d'Ormus.
( A Vautre Ombre. )
Et toi, soldat, formé de parents inconnus, Gémis long-temps de notre fantaisie.
5m prologue
La Nature.
Vous Tavez fait soldat; mais n'allez pas plus loin : C'est Tarare. Bientôt tous serez le témoin De leur dissemblance future*
( j^ux deux Ombres. )
Enfants 9 embrassez-vous : égaux par la nature , Que TOUS en serez loin dans la société ! De la grandeur altière a l'humble pauvreté , Cet intervalle immense est désormais le v6tre , A moins que de Brama la puissante bonté ,
Par un décret prémédité,
Ne vous rapproche l'un de Tautre , Pour l'exemple des rois et de l'humanité.
Quatre OmiIres principales en choeur.
G bien&isante Déité !
Ne souffrez pas que rien altère
Notre touchante égalité ;
Qu'un homme commande à son frère !
Toutes les Ombres en chœur.
O bienfaisante Déité!
Ne souffrez pas que rien altère
No^re touchante égalité ;
Qu'un homme commande a son frère!
( L'Ombre d'Atar seule ne, chante pas , et s'éloigne auec hauteur; le Génie du Feu la fait remarquer à la Nature. )
La N ATVZ.E au Génie du Feu.
C*est assez. Eteignons en eux Ce germe d'une grande idée , Faite pour des climats et des temps plus heureux.
( A toutes les Ombres, )
Tels qu'une vapeur ëlancée^ Par le froid en eau condensée , Tombe et se perd dans^'Ocëan; Futurs mortels , rentrez aans le nëant., Disparaissez.
( Au Génie du Feu. )
Et nous, dont Tessence profonde Dévore l'espace et le temps; Laissons en un clin-d'œil écouler quarante ans ; Et voyons-les agir sur la scène du monde.
( La Nature et le Génie du Feu s*élevent dans les nuages dont la masse redescend et couvre toute la scène. )
Choeur d'Esprits £Ri£2fs.
Gloire à Téternelle Sagesse, Qui , créant l'immortel amour , Voulut que par sa seule ivresse , L'être sensible obtint le jour.
Fiw DU Prologue.