SCÈNE VIL
Le fond du Théâtre, qui représentait le portail du temple de Brama, se retire , et laisse "voir P intérieur du temple, qui se forme jusque au devant du Théâtre.
ARTHENÉE, les PRÊTRES DE BRAMA,
ELAMIR ET LES ÀUTHES ENPAHT8 DES AuGURES.
Arthenée, aux prêtres.
^UR un choix important le ciel est consulté. Vous, préparez Tautel; vous^ nos saintes armures; Vous , choisissez parmi les enfants des Augures Celui pour qui Brama s'est plus manifesté , En le douant d'un cœur plein de simplicité.
Un Prêtre.
C'est le jeune Elamir. H vient à vous.
E L A H i R , accourant.
Mon père !
Arthenée s'assied.
Approchez-vous, mon fils ; un grand jour vous éclaire. Croyez-vous que Brama vous parle par ma voix, Et qu'il parle à moi seul ? ,
Elamir.
Mon père, oui, je le croîs.
ÀKTHSiriEy sévhremenL
Le ciel choisit par vous un vengeur a FEmpire : Ne dites rien, mon fils, que ce qu'il vous inspire. {D'un ton caressant. )
Ah ! afil vym^ insfrinlt de nommer Altàniot^ !'
L'Eut seJraît'vai]k}tt€Ùr , il rt)os devrait soà sôt^t E L ▲ M I R , les mains croùéet sûrsà pdîirîné.
Jtf Pen suppltrâi t^myiiiôh père.
Qu'il me l'iuspirem, j'espère.
Moi je l'espèrV aussi : prîez-le avec transport. ( Elandr se' prosterne. )
Ainsi qu'une abeille , Qu'un beau jour éveille , De la neur vermeille Attire le miel; Un enfant iMëlé , Quand Brama ra]]|>dle,' S'il prie avec zèle , ^
Obtient tout du ciel.
( // relèt^ VénfanL )
Tout le peuple, mon fils, sous nos voûtes arrive.
Avant de nommer son vengeur , Vous le ferez rougir de sa vaine terreur.
Il croit les Chrétiens sur la rive;
Assurez4e qu'ils sont bien loin ; Et du reàte'^ mof&'fils', Fràina prendra le soin.