‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 247 sur 279 · ACTE IL · texte numérisé non relu

ACTE IL

Déjà vaincu dans cent combats ;

( Aifec un grand dédain. ) Qu'Altamort enfant ^ dans la plaine, Poursuivait les fleurs des chardons , Que les Zéphirs, de leur haleine , Font voler au sommet des monts.

A L|T À^ M o E T , la main au sabr9»

Sans le respect d*Alar, vil objet de ma haine*....

T ▲ K ▲ R E I tien dédaimeux.

Du destin de TÉtat tu prétends décider ! Fongueux adole3cent ^ qui veux nous commander ,

Pour titre ici y n*as-tu que des injures ?

Quels ennemis t'a-t*on vu terrasser 7 Quels torrents osas-tu passer ?

Où sont tes exploits , tes blessures ?

Altamort, en fureur.

Toi, qui de ce l^aut rang brûles de t^approcher , Apprends que sur moji corps il te fa^udr^ marcher.

( // ùre fon sabre, )

Aft?;9^fSSi trû^i4.

O désespoir! 6 frénésie I Alon fils !

Altahort, phis Jurieux,

A ce brigand j'arracherai la vie.

T À R A R i: , froidement.

Câline la fureur > Al^wsio^rt

Ce sombre feu , quand U s alliime ,

56o TARARE,

'Détruit les forces , nous consume : • Le guerrier , en colère , est mort.

( // tire son saire. )

ÂrtheiîÉe s'écrie.

Le temple de nos Dieux est-il donc une arène ?

A T A R se lève.

Arrêtez.

J'obéis ( A Aîtamort, lui prenant la main. )

Toi , ce soir , à la plaine.

(A Calpigi^ià part, pendant quAtar descend {fe son trône.

Et toi , fidèle ami , sans fanal et sans, bruit , Au verger du sérail attends-moi cette nuit.

A T A n lui remet le bâton de commandement, au bruit d'une fanfare.

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