‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 35 sur 279 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Et toi y tu voudrais bien rester !

Chérubin.

Ah ! si je le voudrais !

Figaro.

Il faut ruser. Point de murmure à ton départ. Le manteau de voyage à Fépaule ; arrange ouvertement ta trousse , et qu'on voie ton cheval à la grille ; un temps de galop jusqu'à la ferme ; reviens à pied par les derrières ; Monseigneur te croira parti; tîcus-toi seulement hors de sa vue ; je me charge de l'appaiser après la fête.

Chérubin.

Mais Fanchette qui ne sait pas son rôle !

Que diable lui apprenez -vous donc y depuis huit jours ^ que vous ne la quittez pas ?

Figaro.

Tu n'as rien à faire aujourd'hui , donne -lui par grâce une leçon.

Prenez garde y jeune homme > prenez garde ! le père n'est pas satisfait; la fille a été soufflettes ;

loS LE MARIAGE DE FIGARO ,

elle n'éludie pas avec vous : Chérubin I Chérubin I

TOUS lui causerez des chagrins ! tant va la cruche

à teau !

Figaro.

Ah! voilà notre imbécille, avec ses vieux proverbes! Hé bien^ pédant! que dit la sagesse des nations ? Tant va ta cruche à Veau, qiCà la fin

Elle s'emplit.

F I o A R o en s'en allant.

Pas si bète y pourtant^ pas si béte !

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