‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 49 sur 279 · ACTE IL r i · texte numérisé non relu

ACTE IL r i

avec Suzanne; elle est passée un moment chez

elle.

Le Comte V examine.

Vous avez Faîr et le ton bien altérés !

La Comtesse.

Cela n^est pas étonnant... pas étonnant du tout..» je vous assure....^ nous parlions de vous....- elle est passée , comme je vous dis.

Vous parliez de moi !...'.. Je suis ramené par l'inquiétude ;'Qn montrât à cheval ^ un billet qu'on m'a remis ^ mais auquel je n^ajoyte avcu^e foi y m'a.... pourtant agité*.

La Comtesse. ..,

Comment 9 Monsieur?... quel billet?

Il faut avouer, Madame ^ que vous ou moi sommes entourés d'êtres... bien méchants ! On me ^ donnée avis que y dans la journée^ quelqu'un qiie je crois absent^ doit chercher à vous entretenir.

La C o m t e s s, .£.

Quel que soit cet audacieux y il &udra qu'il pénètre ici; car mon projet est de ne pas quitter ma charnière de tout le jour.

iS4 LE MARIEE DE FIGARO,

Ce soir, pour la aoce de ^2puine?

La. Comtes9¥« Pour rien ay ^opde ; je syis y^èsrincommodée*

Heureusement ïe docieuf esl ici.

( Le page fait tomber une chaise dans •e cabinet. ) Quel bruit entends-je?

hx Ct>ilT£jÉS'& pius tPùublée.

ï)u bruîi?

Le C ô k t e.

On a fait tomber un meuble.

La Oomtesse.

Je—, je n'ai rien entendu, pour moi.

Ilffaunqae'Voiis^ojftQsfiirieusement préoccupée!

La Comtesse.

Préoccupée ! de quoi?

L E Ç o K T i^ Il y a quelqu^un dans eè i^inet, Mttdame*

L k CoMT£S9E.

Hé-^-w qui veiileawTow qu^il y ait > M^siéur ?

C'est moi qui voMS le dçmand^ ; j'arrive*

h k Comtesse.

Hé mais..*. Suzanne apparemment qui range*

Vous avez dit qu'elle éiait passée chez elle !

Là Comtesse.

Passée...** ou entrée*la ; je ne sais lequel*

Si c'est Su^nne | d*où vient le trouble ou je vous vois ?

La, CpMTEaais* Du trouble pour ma camariste ?

Le Comte.

Pour votre caoïsM^isiei )ç ne sait»; podis poqr du irovblç, a93uri^mânt*

La ConrEssB.

Assurément y IVtonsieur y cette fille vous trouble^ et vous oeeupe beacreeisp \A\ïb qnt isioi.

i56 LE MARIAGE DE FIGARO,

Le Comte en colère.

Elle m^occupe à tel point ^ Madame > que je veux la voir à Finstant^

La Comtesse.

Je crois, ea effet, que vous le voulez souvent; mais voilà bien les sou])çons les moins fondés..—

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