‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 5 sur 279 · ET HABILLEMENTS · texte numérisé non relu

ET HABILLEMENTS

juste blanc h basquines, irès-élégant , la jupe de même, avec une toqtie , appelée depuis par nos marchandes, à la Suzanne. Dans la fête du quatrième acte y le comte lui pose sur la tête une toque ^ long voile , à hautes plumes > et à ' rubans blancs. Elle porte au cinquième acte la lévite de sa maîtresse y et nul ornement sur. la • tête.

MARCELINE est une femme d'esprit, née un peu vive , mais dont les fautes et Te^itpérience ont réformé le caractère. Si Tactrice qui le joue s'élève avec une fierté bien placée , à la hauteur très-morale qui suit la reconnaissance du troisième acte ; elle ajoutera beàticoup à l'intérêt de Touvrage.

Son vêtement est celui des duègnes espagnoles , d^une couleur modeste ; un bonnet noir sur la têle.

ANTONIO ne doit montrerqu'une demi-ivresse, qui se dissipe par degrés ; de sorte qu'au cinquième acte on n'en aperçoive presque plus.

Son vêtement est celui d'un paysan espagnol, où •les manches pendent par derrière ; un chapertH et des souliers blancs.

FANCHÉTTE est une enfant de douze ans, très -naïve. Son petit babit est un juste brun avec des gances et des boutons d'argent , la

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jime de couleur tranchante, et une toque aoire à plumes sur la têiLe. Il sera celui des autres paysannes de la noce.

CHÉRUBIN. Ce rôle ne peut être joué , comme il Ta été y que par une jeune et tf*és - jolie femme ; nops n^avons point à no% théâtres de très-jeune homme assez formé y pour en bien sentir les finesses. Timide à Texcès devant la comtesse , ailleurs un charpsiant polissoa ; un désir inquiet et vague est le fon4 de son caractère. Il s'élance à la puberté y mais sans projet, saps connaissances ^ et tout eptier à chaque événement; enfin il est ce que toute mère , au fond du coeur voudrait peut r être que fût spn fi]s y quoiqu'elle dut beaucoup en soMi|&ir«

Son riche vêtement^ au premier et second actes y est celui d'un page de cour espagnol y blapc et brodé d'argent ; le léger manteau bleu sur répaule y et un phapeau chargé de plutnes. h^ quatrième acte il a le corset ^ la jupe et la toque des jeunes paysannes qui l'amènent. A14 cinquième acte y un habit uniforme d'officier y une cocarde et une épée.

BARTHOLO. Le caractère et Thabit comipe dans le Barbier de Séi^ille ; il n'est ici qu'un rôle secondaire.

BAZILE. Caractère et vétemçnt çQ^me ^%

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le Batbier de Swille ; il n'est aussi qu'uu rôle secondaire.

BRID'OISON doit avoir cette bonne et franche assurance des bêtes y qui n'ont plus leur timi-» dite. Son bégaiement n'est qu'une grâce de plus^ qui doit-étre à peine seutie ^ et l'acteur se tromperait lourdement et jouerait à contre^ sens^ s'il y cherchait le plaisant de son rôle* Il est tout entier dans l'opposition de la gravité de son état au ridicule du iMa*actère ; tl moins l'acteur le chargera ^ plus il montrera de vrai talent.

Son habit est une robe de juge espagnol y moias ample que celle de nos procureurs, presque une soutane ; une grosse perruque y une gonille, ou rabat espagnol au col, et une longue baguette blanche à la maio.

DOUBLE-MAIN. Vêtu comme le juge; mais la baguette blanche plus courte.

L'HUISSIER ou ALGUAZIL. Habit, manteau, épée de Crîspin , mais portée à son^côté sans ceinture de cuir. Point de bottines, une chaus^ sure noire, une perruque blanche naissante et longue à mille boucles , une courte baguette blanche.

GRIPE-SOLEIL. Habit de paysan , les manche»

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