‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 4)Chapitre 119 sur 267 · SCÈNE XIX et dernière · texte numérisé non relu

SCÈNE XIX et dernière

Tous les ACTEURS PI^ÉCÉDENTS.

LA COMTESSE son de Vautre pavillon.

La Comtesse se jette à genoux»

A. € moins je ferai nombre.

Le Comte y regardant la comtesse et Suzanne*

Ah y qu'est-ce que je vois !

Bkio'oison^ riant.

Et pardi y c'è-est Madame.

Le Comte veut relei^er la Comtesse.

Quoi, c'était vous, comtesse? {d^un ton sup^ pliant : ) Il n'y a qu'un pardon généreux

La Comtesse, en riant.

Vous diriez, non, non, à ma place; et moi, pour la troisième fois d'aujourd'hui^ je Faccorde sans condition. ( Elle se relève. )

Suzanne se relève.

Moi aussi.

Marceline se relève^ Moi aussi.

5i4 LE MARIAGE DE FIGARO,

FiGAiiO se reli've.

Moi aus$i ; il y a de récko ici I

Tous se

Le C o V t b.

De PécboF — J'ai touIu ruser arec eux; IL m'ont iraité comme uu enfant I

La Comtesse^ en riant.

Ne le regrettez pas , monsieur le Comto.

Figaro y s^ essuyant les genouac avrc i^o chapeau.

Une petite journée conHne celle-ti forme K- .1 nu ambassadeur !

Le Comte, à Suzanne.

Ce billet fermé d'une épingle?.—

S tj 2 A ^ ^ £•

C'est Madame qui TaTait dicté*

Le Comte.

lia réponse lui en esc bien due.

( // ùaist* la mafn de la comtesse. ]

La Comtesse.

Chacun aura ce qui lui appartient*

( m/e ilnnnt^ la bourse à Figaro et le diamant à Suz inn*:.

SuzANUE^ à Figaro* Encore une dot,

F I G A K o ^ frappant la bourse dans sa main. Et de trois. Celle«-ci fut rude à arracher!

Comme notre mariage.

Gri?£-Solbil« Et la jarretière de la mariée^ Taurons-je ?

La Comtesse arrache le ruban qu^elle a tant garde dans son sein , et le jette à terre.

La jarretière? Elle était avec ses habits; la voila.

Lï.8 GARÇONS de la noce ^veulent la ramasser.

Chérubin , plus alerte , court la prendre et dit ;

Que celui qui la veut , vienne me la disputer.

Le Comte en riant y au page.

Pour un Monsieur si chatouilleux, qu'avez-vous trouvé de gai à certain soufflet de tau tôt?

Chérubin recule en tirant à moitié son épëe.

A moi , mon colonel ?

Figaro^ as^ec une colère comique»

C'est sur ma joue qu'il l'a reçu : voilà comme les grands font justice !

5iG LE MARIAGE DE HCARO»

Le Comte, rituU.

C'est sur sa joue? Ab, ah , ah , qu'en dites^vov donc y ma chère comtesse ?

La Comtesse absorbée revient à elk, et d.:

avec sensibilité •

Ah ! oui ^ cher comte , et pour la Tîe , sans cl»traction , je tous le jure.

Le Comte ^frappant sur VépaMâle du jugr.

Et tous y don Brid 'oison y Totre aTÎs maintesaoi ?

Br] d'oisok.

Sur*ur tout ce que je vois , monsieur le Comte?.. Ma-a foi , pour moi je-e ne sais que tous dirt : Toilà ma façon de penser.

Tous EMSBMBIS.

Bien jugé*

Figaro.

J*ctais pauvre , on me méprisait. J*ai montrcqnclque esprit , b haine e&t accourue. Une jol.c Icmiue et de la fortune.....

Bartholo^ en riant.

Les cœurs vont te revenir en foule.

Figaro.

Est^il possible?

Bartholo.

Je les connais.

F I G A E o ^ saluant les spectateurs.

Ma femme et mon bien mis à pari; tous me feront honneur et plaisir.

On joue la ritournelle du Vaudeville. (Air noté.) V A U D E V I L L E.

B A Z I L £• PK.BMIEA COUPltXT.

Triple àol^ femme superbe; Que de biens pour un épouil D*an Seigneur , d'un Page imberbe , Quelque sot serait jaloux.

Du Utin d'un vieux proverbe , L'homjne adroit fait son parti.

Figaro.

Je le sais<

Non

{ Il chante ; Caudeant bene naii. } B A 2 I L &.

(Il chante : Gaudeat bene nanti. )

5i8 LE MARIAGE DE FIG.UIO,

DCUXIBHX COUFX.BT.

Qu*un mari m foi trahisse,

Il s'en vante, et chacun rit;

Que sa femme ait un caprice ,

S'il l'acrtise , on la punit.

De cette absurde injustice ,

Pâut-il dire le pourquoi?

Les plus forts ont fait U loi. {Bis. ]

TROISlilfB COUPLBT.

Jean Jeannot, jaloux risible,

Veut unir femme et repo^;

U âchette un chien terrible,

Et le lâche en son enclos/

La nuit, quel vacarme horrible!

Le chien court, tout est mordu,

Hors Tamant qui Ta vendu. [Bis.

QUATRIBMS COUPLBT.

Telle est fière et répond d'elle ,

Qui n'aime plus son mari;

Telle autre presque infidèle,

Jure de o*aimer que lui.

La moins folle, héla»! eat celle

Qui se veille en son lien ,

S«iu oser îorer de rien. f Bis,)

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