‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 4)Chapitre 165 sur 267 · SCÈNE XXII L · texte numérisé non relu

SCÈNE XXII L

LE COMTE, BÉGEARSS

BÉGEARSS, en colère.

v^OMBLEZ cette canaille, et voyez ce qu'elle devient ! En vérité , Monsieur , mon amitié me force à vous le dire : vous devenez trop confiant; il a deviné nos secrets. De valet, barbier, chirurgien , vous l'avez établi trésorier , secrétaire ; une espèce de factotum. Il est notoire que ce monsieur fait bien ses afiiaiires avec vous. Théâtre. II. a6

4aa LA MERE COUPABLE,

L B Comte.

Sur la fidélité , )e n'ai rien à loi reprocher ; mais il est Trai qu'il est d'une arrogance..^

Bbgêahss.

Vous ayez un moyen de tous en déliTrer en le récompensant.

Je le voudrais souTent.

Bégearss, confidentîeUemeni.

En envoyant le chevalier ii Malte , sans doute vous voulez qu'un homme alBdé le surveille? Celui-ci , trop flatté d un aussi honorable emploi, ne peut manquer de l'accepter : vous en voiii dc£iit pour bien du temps.

Vous avez raison, mon ami. Aussi bien, mV t-on dit| qu'il vit très-mal avec sa femme.

{Il sort.)

Page 1