‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 4)Chapitre 175 sur 267 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

le représente ? ne lui devez-vous pas un sacrifice qui le préserve de mille a£Ereux dangers ? TOUS vous le devez à vous-même ! et la sécurité de votre vie entière est attachée peut-être à cet acte imposant ! ( // ou%fre te secret de Vécrin et en tire les lettres ).

La Comtesse, surprise.

MonsieursBégearss, vous l'ouvrez mieux que moi ! que je les lise encore !

Bégeakss, séi^èrement.

Non j je ne le permettrai pas.

La CoHTEssf.

Seulement la dernière où y traçant ses tristes adieux , du sang qu'il répandit pour moi y il m'a donné la leçon du courage dont j'ai tant besoin aujourd'hui.

BÉGEARSSy s'y opposant.

Si vous lisez un mot , nous ne brûlerons rien. Offrez au ciel un sacrifice «entier , courageux , volontaire , exempt des faiblesses humaines ! ou si vous n'osez l'accomplir ; c'est à moi d^être fort pour vous. Les voilà toutes dans le feu.

( Il y jette le paquet.)

La Comtesse, vivement.

Monsieur Bégearss ! Cruel ami ! c'est çia vie Théâtre. II. 27

4i8 LA MERE COUPABLE,

que TOUS consumez ! qu'il m'en reste au moins im lambeau. ( Elle veut se précipiter sur les lettres enflammées. ) ( Bégearss la retient à brus le corps).

BéGBAESS.

J'en jetterai la cendre au yent»

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