‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 4)Chapitre 187 sur 267 · LA COAH'ESSE, LÉON, FLORESTINE · texte numérisé non relu

LA COAH'ESSE, LÉON, FLORESTINE

La Comtesse cr Léon.

il ocs , mon Gis , ne sachons jamais ce que (leTons ignorer. Tu pleures , Floresiine !

Florestine, pleurant.

Ayez pitié de moi y Madame ! Eh ! comment soutenir autant d'assauts dans un seul jour ? A peine j'apprends qui je suis^ qu'il &ut renoncer à moi-même 9 et me livrer Je meurs de douleur et d'effroi. Dénuée d'objections contre M. Bégearss, je sens mon coeur à l'agonie ^ en

pensant qu'il peut devenir Cependant il le

faut ; il faut me sacrifier au bien de ce frère chéri ; à son bonheur y que je ne puis plus Ëdre. Vous dites que je pleurel Ah! je fsiis plus pour lui que si je lui donnais ma vie ! Maman , ayez pitié de nous! bénissez vos enfants! ils sont bien malheureux! {EUe se jette à genoux; Léon en fait autant. )

La Comtesse leur imposant les mains.

Je vous bénis 9 mes chers enfants. |VTa Florestine y je t'adopte. Si tu savais à quel point tu m'es chère ! Tu seras heureuse , ma fille , et du bonheur de la vertu ; celui-là peut dédommager des autres» ( Ils se relèvent. )

Florestine.

Mais croyez-vous y Madame ^ que mou dévouement le ramène à Léon^ à son fils? car il ne hut pas se flatter : son injuste prévention va quelquefois jusqu'à la haine.

44a LA MÈRE COUPABLE,

La Comtesse.

Chère fille , j'en ai Tespoir.

L É o is.

C'est raTÎs de M. Bégearas : il me Ta dit; il m*a dit aussi qu*il u'y a que mamap qui poîuf opérer ce miracle; aurez-vous donc la force de lui parler en ma faveur ?

La Comtesse.

Je l'ai tenté souyenti mon fils, mais sans aucun fruit apparent.

O ma digne mère ! c'est votre douceur qui ma nui. La crainte de le contrarier vous a trop tm* pêchée d'uaer de la juste influence qnr vous dx trnent votre vertu et le respect profop.d dont voi ^ êtes entourée. Si vous lui parlicc avec fMre , u ne vous résisterait pas.

La Comtesse.

Vous le croyez, mon fils? je vais 1 essayer devant vous. Vos reproches m'aftlîgent prèsqu'autant que son injustice. Mais , pour que vou» ne gteies pas le bien que je dirai de voms , metleE-votts dans mon laUnet; vpm m\ drez f de-la , plaider une cause si juste : n accuserez plus tme mère de

<]uand il &ut défendre son fils! (Elle sonne.) T*lorestine^ la décence ne te pennet pas de rester : Tas t'enfenner; demande au ciel qu'il in*accorde quelque succès ^ et rende enfin la paix à ma fiumlle désoléew

( Flores tine sort^ )

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