‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 4)Chapitre 201 sur 267 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

Les précédents , SUZAININE , BÉGEARSS.

S u s A N n E accourant*

JyL ON SIEUR Begcaaaaaaarss ! {Elle se nmpr près de la comtesse*)

Bégearss montre une grande surprise^

Figaro s^ecrie en le voyant.

Monsieur Bégearss ! ( humblement» ) Eh bten ! ce n Vst qu'une humiliation de plus. Puisque toos attachez à 1 aveu de mes torts le pardon que fe sollicite 9 j'espère que Monsieur ne sera pas moins généreux.

Bégearss étonné.

Qu'y a-t-il donc ? Je tous trouve assemblés l

Le Comte brusquement.

Pour chasser un suj^ indigne*

BivGE A Rss, plus surpris encore , voyant le yoiaUe.

Et Monsieur Fal ?

M. Fal lui montrant le contrat.

Voyez qu'on ne perd point de temps ^ vom ici concourt avec vous.

BicEARSS surpris.

Ha! ha!

Le Comte impatient y à Figaro.

Pressez-Tous ; ceci me fatigue.

( Pendant cette scène , Bégearss les exa-mine Vun après Vautre avec la plus grande attention. )

Figaro^ Pair suppliant^ adressant la parole

au Comte.

Puisque la feinte est inutile ^ achevons mes tristes aveux. Oui, pour nuire à monsieur Bégearss y je répète avec confusion, que je me suis mis à l'épier , le suivre et le troubler partout : {Au comte.) car Monsieur n'avait pas sonné, lorsque je suis entré chez lui , pour savoir ce qu'on y fesait du coffre aux brillants de Ma-dame , que j'ai trouvé là tout ouvert.

BiCEARSS.

Certes ! ouvert à mon grand regret !

Le Comte^iV un mouvement inquiétante

{A part. ) Quelle audace !

F I CAR o se courbant, le tire par V habit

pour f avertir.

Ah ! mon maître !

M. Fal ejjrayé.

Monsieur !

Bégcarss au Comie, à part»

Modérez-Tous ^ ou nous ne saurons

Le Comte Jrappe du pi^.

Béceàess Pejcamine.

Y lo kfiO ^soupirant ^ dit au CoaUe.

C'est ainsi que sachant Madame enfimace a^a. lui y pour brûler de certains papiers àvtA }c connaissab l'importance » je tous ai &k ^^^^ subitement*

BicEÀitss au Comie.

Vous Tai-je dit ?

Le Comte mord son mouchoir , de jmtm.

Suzanne bas à Figaro (p^r derrière).

Achève ^ achève !

Enfin y vous Toyant tous d'accord » farooe que j'ai iait l'impossible pour provoquer cmtt Madame et tous la vive explication-*^ qui a'a pas eu la fin que j'espérais—-

Le Comte à Figaro^ avec cottre* Finissez-Tous ce plaidoyer?

FicAmo bien humble.

Hélas I je n^ai plus rien à dire y puisque c'est cette explication qui a &it chercher monsieur Fal y pour finir ici le contrat. L'heureuse étoile de Monsieur a triomphé de tous mes artifices.... Mon maître ! en Ëiveur de trente ans

Le Comte avec humeur.

Ce n'est pas à moi de juger. (^11 marche vite.)

Monsieur Bégearss !

Bégearss^ gui a repris sa sécurité , dit

ironiquement.

Qui ! moi? cher ami^ je ne comptais guère TOUS aToir tant d'obligations I ( Elevant son ton^ ) Voir mon bonheur accéléré par le coupable effort destiné à me le ravir î ( j4 Léon etFlo^ restine. ) O jeunes gens ! quelle leçon ! Marchons avec candeur dans le sentier de la yertn. Voyez que tôt ou tard l'intrigue est la perte de ^ son auteur.

F t G A n o prosterné.

Ah ! oui !

Begeabss^ au Comte*

Monsieur^ pour cette fois encore^ et qu'il parte I

Le Comte ^ à Begearss, darementm

C'est-là Totre arrêt-?...*, j'y souscris.

Figaro^ ardemment.

Monsieur Begearss ! je tous le dois. >Iaîs fe vois M. Fal pressé d'acheyer uo contrat.—-

Le Comte, brusquemenU

Les articles m'en sont connus.

M. Fal.

Hors celui-ci. Je Tais tous lire la dooatios Monsieur £iit... (cherchant F endroit.) M.» M., M^ messire James-Honoré Begearss. . Ah ! [Hiît^ ^ n n pour donner ^ la demoiselle future époase , «ote » preuTe non équiToque de son attachemcMipou » elle , ledit Seigneur futur époux lui fait dooaik^ » entière de tous les grands biens qu'il posécde ; M consistant aujourdliui, {il appuie en lisant » ( ainsi qu'il le déclare , et les a exhibés à noLy » notaires soussignés ) en trois millions d*or kt M joints y en uès-bons eflets au porteur. *• ^ // ttmt la main en lisant. )

Les Toila dans ce portefeuille. ( // donn^ > portefeuille à Fal. ) Il manque deux millirr» d< louis , que je Tiens d*en ùter pour fournir asi apprêts des noces.

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