ACTE PREMIER. S5c
Et la vaste mer d'Orient.
La y cent femmes de Circassie , Pleines d'attraits et de pudeur > Attendront Tordre de ton cœur , Pour t'enivrer des trésors de l'Asie.
Puisse de ton bonheur Tenvieux ^'irriter ! Puisse l'infâme calomnie.
Pour te perdre, eu yain s'a|;itei: !....,
Altamo&t, bas.
Mais*, Seigneur j ta liautesse oublie....
A T ▲ a, bas.
Je l'ëlève, Altamort, pour le précipiter» ( haut, ) Allez , visir , que Ton publie...
Tarare.
O mon roi ! ta bonté doit se faire adorer.
Des maux du sort mon âme est peu saisie : Mais celui de mon cœur ne peut se réparer ^ Le barbare emmène Astasie.
A T A m , ai^ec un signe d'intelligence.
Quelle est cette femme , Altamort?
Altamort.
Seigneur, si j'en crois son transport , Quelqu'esclave jeune et jolie.
Tarare indigné.
Une esclave ! une esclave ! excuse , à roi d'Ormus !
54o TARARE,
A ce nom odieax tous mes sens tont ëmiu. AsUsie est nne déesse.
Dans mon cœur soavent combatta , Sa Toix sensible, enchanteresse.
Pesait triompher la yerto.
D'une ardeur toujours renaissante , Coffrais sans cesse a sa beautë , Sans cesse à sa beauté touchante, L*encens pur de k Tolupté* EUe tenait mon Ame acûye Jusque dans le sein du repos :
Ah ! frut-il que ma Toix plaintÎT* En vain la demande aux échos?
Quoi ! soldat ! pleurer une femme !
Ton roi ne te reconnaît pas.
Si tu perds robjet de ta flamme, Tont un sérail t'ouvre êCM bras.
Faut-fl regretter quelques charmes, Quand on retrouve mille attraits ?
Mais l'honneur qu'on perd dans les On ne le retrouve |amaia.
T«A m A a c , suppUamL Seigneur!
Qu'a»-tu donc (ait de ton mâle cottrage? Toi qu*on voyait rugir daiu les combats; Toi qui forças un torrent à la nage , En transportant Ion nudtre dans tes bras !