‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 4)Chapitre 242 sur 267 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

ATAR, URSON.

J^ V ▲ B T que ma fête commence ^ Urson, conte-moi promptement Le détail et rëvënement

De leur combat a toute outraiice.

Tarare le premier arrive au rendez-vous :

Par quelques passée dans la plaine ,

n met son cheval en haleike ,

Kt vient converser avec nous.

Sa contenance est noble et fière.

Un long nuage dépoussière

S'avance du c6të du Nord ;

On croit voir une armée entière ;

C'est rimpétuenx Altamort.

D'esclaves armés un grand nombre »

Au galop il peipe le ^uit.

Son aspect est farouche et sombre ,

Comme les s{tec(res de la nu&.

D'un œil ardent mesurant l'adversaire i

Du vaincu décidons le sort.

Ma loi ; dit Tarare ; est la mort.

L*ttn sur raatre à Fiasunt fond comme le toonerre, Alumort pare le premier.

Un coup affreux de cimeterre Fait voler au loin son cimier, ii'acier édncdle , Le casque est brisé , Un noir sang ruissellef Dieux ! Je suis blessé. Plus furieux que la tempête , A plomb sur la tiie , Le coup est rendu , Le bras tendu , Tarare

Pare

Et tient en Fair le trépas suspendu.

Je Tois qu*Altamort est perdu.

Aveuglé par le sang , il s*agite , fl chancdle. Tarare, courbé sur la selle, Pique en avant. Son fier coursier ^ Sentant Taiguillon qui le perce , S'élance , et du poitrail renverse Et le cheval et le guerrier.

Tarare à Finsunt saute à terre ^ Court à Fennemi terrassé.

Chacun frémit , le cœur glacé Du terrible droit de la guerre

O d'un noble ennemi , saint et soblime effort ! •

A T à R , en colkre^^ Achève donc.

JN'e crains rien , superbe Altamort r Entre nous la guerre est finie.

Si le droit de donner la mort Est celui d'accorder la vie y Je te la laisse de grand cœur..

Pleure long-temps ta perfidie»

Sa perfidie T

H s*en éloigne avec douleur..

A T ▲ R , furieux,.

Jt est instruit.

U R s o ir..

Inutile «t vaine faveur V Celui dont les armes trop sûres Ne firent jamais deux blessures y A peine y bêlas ! se retirait y.

Que son adversaire expirait.

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