‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 4)Chapitre 29 sur 267 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Suzanne bas à FigaiXTé

Qui ne mèneront à rien.

Figaro bas^ Va toujours^

Le Comte, à Figarùé Que voulez-vous?

Monseigneur , vos vassaux touchés de l'aboli-' tion d'un certain droit fâcheux y que votre amour pour Madame.*...

Le C o m t e.

Hé Bien 9 ce droit n'existe plus y que veux-tu dire?

FiGAKO malignetnenU

Qu'il est bien temps que ïa vertu d'un si bon maître éclater ; elle m'est d'un tel avantage aujourd'hui , que je désire être le premier à la célébrer k mes noces. /

Le Comte, plusi embarrassé.

Tu te moques, ami ! l'abolition d'un droit honteux , n'est que Fâcquît d*une dette éùvers l'honnêteté. Un Espagnol peut vouloir coiiquérir la beauté par des soins ; mais en exiger le premier, le plus doux emploi, comme une servile rede-

Thédtre. II. 7

98 LE MARIAGE DE nCAKO,

Tance ; ah c'est la tyrannie d'un vandale, ei m» le droit avoué d^un noble Castillan.

Figaro tenant Suzanne par la main.

Permettez donc que cette jeune créature , de qui Totre sagesse a présenré Thonneur , reçoive de votre main pubnquement , la toque virginale » ornée de plumes et de rubans blancs , symbole de la pureté de vos intentions : — adoptes-en la cérémonie pour tous les mariages , et qu'un quatrain chanté en chœur , rappelle à jamais le souvenir««»«

Le C o bi t k em^mtssé.

Si je ne savais pas qu*amoureux , poète et musicien » sont trois titres d'indulgence pour toutes les folies*..**

Figaro.

Joignez-vous k moi , mes amis.

Tous BNSBHBLB.

Monseigneur ! Monaeigneiv I

SczAi«ME,au Comte.

Pourquoi fuir un éloge que vous méritez si bien?

Le Comte à part.

La perfide!

Regardez-la donc , Monaeigneur ; jamais phu

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