SUZANNE, LA COMTESSE
La Co sites se dans sa bergère.
Vous voyez, Suzanne ^ la jolie scène que Totre étourdi m'a valu avec son billet.
Suzanne.
Ah, Madame y quand je suis rentrée du cabinet, si vous aviez vu votre visage! il s'est tend tout à coup : mais ce n'a été qu'un nuage ; et par degrés , vous êtes devenue , rouge , rouge , rouge!
La Comtesse.
Il a donc sauté par la fenêtre ?
Suzanne.
Sans hésiter y le charmant ei^antl léger ..••• comme une abeille.
La Comtesse.
Ah ce Êital jardinier J Tout cela m'a remuée
au point que je ne pouvais rassembler deux
idées.
174 ^ MARIAGE DE nCARO ,
Ah! Madame y au contraire; et c'est la que î'ai vu combien l'usage du grand monde donne d'aisance aux Dames conune il faut» pour mentir sans qu'il y paraisse.
La CoMTBasB.
Crois-tu que le Comte en soit la dupe ? et »*il trouvait cet enfant au château !
Je vais recommander de le cacher si bien***..
La Comtesse.
II faut qu^il parte. Apres ce qui vient d'arriver, vous croyez bien que je ne suis pas tentée de l'envoyer au jardin k votre place*
Suzanne.
Il est certain que je n'irai pas non plus* Voilà
donc mon mariage encore une fois<
La CoMTE<iSE se Ih^e.
Attends..... Au lieu d'un autre^ ou de toi^ si j'y allais moi-mtrae!
Suzanne.
Vous^ Madame?
La Comtes e.
Il n'y aurait personne d'exposé le Comte
alors ne pourrait nier Ayoir puni sa jalousie,
et lui prouver son infidélité! cela serait
Allons : le bonheur d'un premier hasard m'enhardît à tenter le second* Fais-lui savoir promptement que tu te rendras au jardin. Mais surtout que personne
S U Z A li N £•
Ah! Figaro.
Non y non. Il voudrait mettre ici du sien
Mon masque de velours, et ma canne; que j'aille y rêver sur la terrasse. (^Suzanne entre dans le cabinet de toilette* )