‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 5)Chapitre 161 sur 199 · ACTE IL · texte numérisé non relu

ACTE IL

d'ouvrai^ ^ qu'il n'sura pas le temps de songer à

celui-là.

Rosine.

Le voici qui revient ; sortez doac par le petit escalier. Vous me faites mourir de frayeur.

( Figaro s'enfuit. )

■ < m^m^^,» «« Il « Il n ■■ Il > » a mmJtm^mmmm^amimt^^Ê^tmmm

BARTHOLO, ROSINE

V ocs étiez ici avec quelqu'un, Monsieur?

Bartkolo.

Don Bazile que j'ai reconduit » et pour cause.

Vous eussiez mieux aimé que c'eût été moùsieur

Figaro ? ^

Rosine.

Cela m'est fort égal , je vous assure.

Bartholo.

Je voudrais bien savoir ce que ce barbier avait de si pressé à vous dire ?

Faut -il parler sérieusement? Il m'a rendu -.

464 ^^ B^ARBIER DE SÉVILLE,

compte de Tétat de Marceline , qui même n'est pas trop bien^ à ce qu'il dit.

Bartholo.

Vous rendre compte ! Je vais parier qu'il était chargé de vous remettre quelque lettre.

Et de qui , s'il vous plaît ?

Oh^ de qui ! De quelqu'un que les femmes ne nomment jamais. Que sais-je^ moi ? Peutêtre la réponse au papier de la fenêtre.

Rosine à part.

Il n'en a pas manqué une seule. ( Haut. ) Vous mériteriez bien que cela fût.

Bartholo regarde les mains de Rosine.

Cela est. Vous avez écrit.

Rosine auec embarras.

11 serait assez plaisant que vous eussiez le projet de m'en faire convenir.

Bartholo lui prenant la main droite.

Moi ! Point du tout ; mais votre doigt encore taché d'encre ! Hein ? rusée Signora î

B. o s I N £ a part.

Maudit homme !

Bartholo lui tenant toujours la main.

Une femme se croit biea en sûreté ^ parce qu'elle est seule.

Rosine,

Ah ! sans doute... La belle preuve !••• Finissez donc f Monsieur , vous me tordez le bras. Je me suis brûlée en chiffonnant autour de cette bougie ; et Ton m'a toujours dit qu'il fallait aussitôt tremper dans Tencre; c'est ce que j'ai fait.

Bartholo.

C'est ce que tous avez fait ? Voyons donc si un second témoin confirmera la déposition du premier. C'est ce cahier de papier où je suis cer* taia qu'il y avait six feuilles ; car je les compte tous les matins ^ aujourd'hui encore.

RosiN B à paru Oh ! imbécille !...••

Bartholo^ comptant.

Trois, quatre, cinq

Rosine* La sixième.....

Bartholo.

Je vois bien qu'elle n'y est pas , la sixième. Thédtœ. I. 5o

/^, LE BARBJIR^ Di£ S^YILLE,

L^sixic^m^f? J/e^r^ emplayéetà &ire un comet

pour des bonbons que j'ai envoyée à. la petite

Figaro.

Bartholo.

A h petite Figaro 7*Et h plume qyi était toute neuve, comment est-elle deveimç. noire,? Efi^t-ce eor écritant ^adresse de la petite Figaro .7

(^A part.) Cet homme a un instinct de jalousie !•••. ( Haut. ) Elle m'a servi à retracer ime fleur efiacée < sur la- veste que je vous bro^e au tambooTé

B-A.HiT'^B a L o.

Que cela est édifiant I.Pour qu'on.vous. crùt^ mon enfant y il faudrait ne pas rougir en déguisant coup sur CQup la vérité ; mais c'est ce que vous ne savez pas encore.

Rosine.

Eh I qui ne rougirait pas. Monsieur, de voir tirer des conséquences aussi malignes des choses le plus innocemment &ites ?

Bartholo.

Certes , j'ai tort ; se brûler le doigt , le tremper dans l'encre ^ faire dçs cQrnets aux Jxmbons

Page 1