EN CINQ ACTES ET EN PROSE
Représenté pour Ut première fois sur le Théâtre de la Comédie Française, le a5 juUt 1767.
Une seule démarche hasardée m'a mise i la merci de toot le monde.
Eugénie, Acte Jfl, Scène IF".
PERSONNAGES. Actéors.
Le Baron HARTLEY, père ) «^ u » •// / \ d'Eugénie, ^M.Pr^tlle(i).
Le Lord Comte de CLAREN- 1 DON , ^mant d'Eugénie , \M. Bellecourt.
cru son Epoux , |
Madame MURER, tanie d'Eu- j ^^ Préville
génie, i '
ELFGÉNIE, fille du Baron, M"'. Doligny,
SIR CHARLES, frère d'Eu- >^ ^^,.„^ génie , J
COWERLY, Capimine de \M,Grandval, hâui-boicl; ami du Baron ^ )
DRINK, Valet -de -chambre 1^^^^^^^^ du Comte de Clarendou , ( * ^ '
^^J,?^', Femme-dc-chambrc }^^^^ p^^^^^ dLugenie, )
^ ^ladame Rw' ^**^"''' "^^ J^^" '^^"^'^-
Personnages muets.
Des Valets armés.
(i) iV. ^. Les Directeurs de Troupe sont avertis oue ce n^est point en sa qualité de premier Comique aux Français , que le rôle du Baron Hartley a été destiné k M. Préville ; mais-parce qu'il est grand Comédien. J'ai vu gâter en Province le rôle A^ Antoine dans le Philosophe sans le savoir; le Valet Comique, sachant que M. Préville l'avait joué aParis, i&'en empara et se donna la torture pour rendre plaisant un rôle dans lequel M. Préville nous Ait toujours pleurer.
Habillement des Personnages y suivant le Costume de chacun en Angleterre.
XJE Baron HARTLEY y yleux geniilhomme du
, pays de Galles y doit avoir un babit gris et veste rouge à petit galon d'or, une culotte grise , des bas gris roulés y des jarretières noires sur les bas y de petites boucles à ses souliers carrés et à talons bauts y une perruque à labrigadière ou un ample bonnet^ un grand chapeau à la Ragotzi^ une cravate nouée et passée dans une boutonnière de rhabit, un surtout de velours noir pardessus tout lliabillement.
Le comte de CLARENDON, jeune homme de la cour; un habit à la française des plus riches et des plus élégants : dans les quatrième et cinquième actes, un fracq tout uni à revers de même étoffe.
Madame MURER, riche veuve du pays de Galles : une robe anglaise toute ronde , de couleur sérieuse , à bottes , sans engageantes , sur un corps serré descendant bien bas ; un grand fichu carré à dentelles anciennes attaché en croix sur la poitrine ; un tablier très-long , sans bavette , avec une large dentelle au bas ; des souliers de même étoffe que la robe ; une
barette anglaise à dentelle sut la tête , et pardessus un chapeau de satin noir k rubans de même couleur.
EUGÉNIE: une robe anglaise toute ronde ^ de couleur gaie , à bottes , comme celle dé madame Murer} le tablier de même que sa tante ; des souliers blancs, un chapeau de paille doublé et bordé de rose ; une barette anglaise à dentelle sous son chapeau.
SIR CHARLES : un fracq de drap bleu de roi à revers de même étoile , boutons de métal plats, veste rouge croisée à petit galon ; culotte noire, bas de fil gris, grand chapeau uni, co-^ carde noire; les cheveux redoublés en queue grosse et courte; manchettes plates et unies.
M. CO WERLY , capitaine de haut bord : grand uniforme de marine anglaise; habit de drap bleu de roi à parements et revers de drap blanc , un galon d'or à la mousquetaire ; veste blanche , même galon; double galoii aux manches et aux poches de Thabit ; boutons de métal en bosse unis; grand chapeau bordé; cocarde noire fort appar^ite 9 cheveux en cadenettes.
DRINK : habit brun à boutonnières d'or et à taille courte , fait à l'anglaise.
BETSY , jeune fille du pays de Galles : une robe anglaise de toile peinte > toute ronde, k bottes; très*petites manchettes ; fichu carré et croisé
sur la poitrine ; tablier de batiste très-long ; barette à Fanglaise sur la tète ; point de chapeau (*).
LêU scène est à Londres, dans une maison écartée y appartenant au comte de Clarendon.
Pour P intelligence de plusieurs scènes, dont P effet dépend du jeu théâtral, foi cru deuoir joindre ici la disposition exacte du salon. Aux deux côtés du fend, on 'voit deux portes : celle à droite est censée le passage par oh P on monte chez madame Murer; celle à gauche est Papportement d^ Eugénie. Sur la partie latérale du salon à droite, est la porte qui mène au jardin ; 'vis^à-^is , à gauche , est celle d^ entrée par oii les ^visites s^ annoncent. Du plafond descend un lustre allumé \ sur les côtés sont des cordons de sonnettes dont on fait usage. Cette a)ue du salon est Paspect relatif aux spectateurs. En lisant la pièce , on sentira la nécessité de connut tre cette disposition des lieux que fai indiquée en partie dans le dialogue de la première scène.
(^) Ces détails d'habillements ont paru p^u nécessaires à bien des gens. Nous les conservons pour donner au dixneuvième siècle une idée des costumes du dix-huitiëme. Ils deviendront plus curieux de jour en jour.
.—'-Nj^-fc
Il^
EUGENIE.