‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 5)Chapitre 20 sur 199 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Ma foi je ne l'ai pas deviné. Voire suisse a dit que vous étiez à la cour pour un mariage..*

ïuB CoKTB interrompant.

Ah y ah !.. oui: c'est... c'est un de mes parents. Vous savez que y pour peu qu'on tienne à quelqu'un ^ on vapourla signature...

Non : il dit que cela vous regarde.

Le Comte embarrassé.

Discours de valets... II est bien vrai que mon oi|cle , ayant eu dessein de m'établir ^ m'a proposé depuis peu une fille de qualité fort riche ; ( regar^ dant Eugénie. ) mais je lui ai montré tant de répugnance pour un engagement 9 qu'il a eu la bonté de ne pas insister. Cela s'est su, et peutêtre trop répandu. Voilà l'origine d'un bruit qui n'a et n'aura jamais de fondement réel»

Le Baron.

Pardon ^ au moins. Je ne l'ai pas dit pour vous

(àcher. Un joli homme comme vous ^ couru des

belles...

Madame Murer.

Monfirère va s'égayer .Trouvez bon, Messieurs, que nous nous retirions.

Lb Comte saluant.

Ce sera moi , si vous le voulez bien. J'aî quelques affaires pressées.... Je vous demande lapermision , Mesdames, de vous voir le plus souvent..

Madame Murer.

Jamais aussi souvent que nous le désirons, Milord. (Le Comte sort, le Baron Vaccompa^ gne : ils se font des politesses^ )

Madame MURER, EUGÉNIE.

Madame M u. r b x.

ix V E C quelle adresse et quelle honnêteté pour vous il vient de s'expliquer !

Eugénie, honteuse ^un petit mouvement de frayeur y sejète dans les brcuf de sa tante.

Grondez donc votre foDe de nièce... A un certain mot de mon père , n'ai-je pas éprouvé un serrement de cœur affreux !... Il m'avait caché ces bruits dans la crainte de m'afiliger... Comme il m'a regardée en répondant !•••• Ah ! ma tante ^ que je Taime !

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