ACTE PREMIER
Ma foi je ne l'ai pas deviné. Voire suisse a dit que vous étiez à la cour pour un mariage..*
ïuB CoKTB interrompant.
Ah y ah !.. oui: c'est... c'est un de mes parents. Vous savez que y pour peu qu'on tienne à quelqu'un ^ on vapourla signature...
Non : il dit que cela vous regarde.
Le Comte embarrassé.
Discours de valets... II est bien vrai que mon oi|cle , ayant eu dessein de m'établir ^ m'a proposé depuis peu une fille de qualité fort riche ; ( regar^ dant Eugénie. ) mais je lui ai montré tant de répugnance pour un engagement 9 qu'il a eu la bonté de ne pas insister. Cela s'est su, et peutêtre trop répandu. Voilà l'origine d'un bruit qui n'a et n'aura jamais de fondement réel»
Le Baron.
Pardon ^ au moins. Je ne l'ai pas dit pour vous
(àcher. Un joli homme comme vous ^ couru des
belles...
Madame Murer.
Monfirère va s'égayer .Trouvez bon, Messieurs, que nous nous retirions.
Lb Comte saluant.
Ce sera moi , si vous le voulez bien. J'aî quelques affaires pressées.... Je vous demande lapermision , Mesdames, de vous voir le plus souvent..
Madame Murer.
Jamais aussi souvent que nous le désirons, Milord. (Le Comte sort, le Baron Vaccompa^ gne : ils se font des politesses^ )
Madame MURER, EUGÉNIE.
Madame M u. r b x.
ix V E C quelle adresse et quelle honnêteté pour vous il vient de s'expliquer !
Eugénie, honteuse ^un petit mouvement de frayeur y sejète dans les brcuf de sa tante.
Grondez donc votre foDe de nièce... A un certain mot de mon père , n'ai-je pas éprouvé un serrement de cœur affreux !... Il m'avait caché ces bruits dans la crainte de m'afiliger... Comme il m'a regardée en répondant !•••• Ah ! ma tante ^ que je Taime !