‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 5)Chapitre 6 sur 199 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Madame Murer.

Ne voulez- vous pas y aller , Monsieur ?

Pardpnuez-Bioi, ma sœur ; voilà trois fois que vous le dites : yirài en sortant de chez le capitaine Cowerly.

Maçlame M u r s r.

Comme il vous plaira podâr.cçluiT-là; je ne m'y intéresse^ ni ne veux le voir ici.

L B Baron.

Commeni! le frère d'un homme qui va épouser ma fille !

Madame Murer.

Ce n'est pas une affiiire faite.

C'est comme si elle Pétait.

Madame Murer,

Je n'en crois rien. La belle idée de marier votre fille a ce vieux Cowerly qui n'a pas cinq cents livres sterling de revenu, et qui est encore plus ridicule que son frère le capitaine t

Le Baron.

Ma sœur , je ne souffrirai jamais qu'on avilisse Théâtre. /. 5

en ma présence un bravé officier , mon ancien ami.

Madame Murer.

Fort bie^ : mais je n'attaque ni sa bravoure , ni son ancienneté : je dis seulement qu'il laut à votre fille un mari qu'elle puisse aimer.

L B Baron.

De la manière dbnt les hommes d'aujourd'hui sont £sdts , c'est assez difficile*

Madame Murer.

Raison de plus pour le choisir aimable*

Le Baron.

Honnête.

L'un n'exclut pas l'autre.

Le Baron.

Ma foi^ presque toujours. Enfin j'ai donné ma parole à Coweriy*

Madame Murer*

II aura la bonté de vous la reudre.

Le Baron.

Quelle femme! Puisqu'il faut vous dire tout, ma sœur ^ ïly sl entre nous un dédit de deux mille

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