ACTE PREMIER
Madame Murer.
Ne voulez- vous pas y aller , Monsieur ?
Pardpnuez-Bioi, ma sœur ; voilà trois fois que vous le dites : yirài en sortant de chez le capitaine Cowerly.
Maçlame M u r s r.
Comme il vous plaira podâr.cçluiT-là; je ne m'y intéresse^ ni ne veux le voir ici.
L B Baron.
Commeni! le frère d'un homme qui va épouser ma fille !
Madame Murer.
Ce n'est pas une affiiire faite.
C'est comme si elle Pétait.
Madame Murer,
Je n'en crois rien. La belle idée de marier votre fille a ce vieux Cowerly qui n'a pas cinq cents livres sterling de revenu, et qui est encore plus ridicule que son frère le capitaine t
Le Baron.
Ma sœur , je ne souffrirai jamais qu'on avilisse Théâtre. /. 5
en ma présence un bravé officier , mon ancien ami.
Madame Murer.
Fort bie^ : mais je n'attaque ni sa bravoure , ni son ancienneté : je dis seulement qu'il laut à votre fille un mari qu'elle puisse aimer.
L B Baron.
De la manière dbnt les hommes d'aujourd'hui sont £sdts , c'est assez difficile*
Madame Murer.
Raison de plus pour le choisir aimable*
Le Baron.
Honnête.
L'un n'exclut pas l'autre.
Le Baron.
Ma foi^ presque toujours. Enfin j'ai donné ma parole à Coweriy*
Madame Murer*
II aura la bonté de vous la reudre.
Le Baron.
Quelle femme! Puisqu'il faut vous dire tout, ma sœur ^ ïly sl entre nous un dédit de deux mille