ACTE PREMIER. aoQ
et de l'éducation de sa nièce , et je dois la ga* rantir par mes soins.....
M £ L A C fils.
La garantir! ,
M É L A c père.
Elle n'est plus un enfant^ mon fils; et ces familiarités d'autrefois
M É L A c fils , un peu déconcertée
J'espère ne jamais m'oublier devant elle, et lui montrer toujours autant de respect que je renferme d'attachement.
M li L A c père.
Pourquoi le renfermer, s'il n'est que raisonnable? Riez avec elle, dans la société, devant moi , devant son oncle , très-bien : mais c'est lorsque vous la trouvez seule, mon fils, qu'il faut la respecter. La première punition de celui qui manque à la décence , est d'en perdre bientôt le goût ; «ne &ute en amène une autre , elles s'accumulent; le cœur se déprave; on ne sent plus le frein de l'honnêtaié que pour s'armer contre lui : on commence par être faible, on finit par être vicieux.
M É L A c fils , déconcerté.
Mon père , ai-je donc mérité une aussi sévère réprimande ?
Théâtre. I. i4
lO LES DEUX AMIS,
M É L A c père , d^wi ton plus doux.
Des avis ne sont point ^s reproches. Allez , mon fils ; mais n^oubliez jftmais que la nièce de votre ami, du bienfaiteur de votre père, doit être sacrée pour vous. Souvenez-vous qu^elle n'a point de mère qui veille à sa sûreté. Songez que mon honneur et le vôtre doivent être içî les ap-* puis de son innocence et de sa réputation. Allez vous habiller*
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