‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 5)Chapitre 91 sur 199 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

MÉLAC fils, en habit de ouille, PAULINE.

Pauline, ai^ec une gai té affectée.

x ouiL quelqu'un qui a fait une aussi belle toilette, vous avez une terrible humeur.

MÉLAC fils^

C'est votre gatté qui me ki donne, mademoi* selle ; c'est ce retour précipité* Saint- Alban doit rester trois mois en tournée ; il en passe un ici; et à peine est-il parti , IqjLi 'on le voit revenir.

P A U L I N JB.

S'il a des affaires h Paris ?

Mélac fils.

La Fleur dit qu'il n'y va pas. Un tel empressement ne regarde que vous, Mademoiselle.

Pauline, en riant.

Depuis quand suis*je Mademoiselle ? les doux noms de frère et de sœur.,..

Mélac fils, avec feu.

Sâint-Alban tous aime : il est riche , en place y estimé ; je Tois tout mon malheur. Il vous aime^ il vous obtiendra y et j'en mourrai de chagrin.

Pauline ^aiment.

Dites-moi , je vous prie , où vous prenez toutes les folies qui vous échappent?

M É L A c fils.

Ecoutez, Pauline. Vous faites profession de sincérité ; assurez-moi qu'il ne vous a rien dit, et je serai calmé.

Pauline.

Que voulez-vous qu'il m'ait dit ?

M É L A c fils. a Que vous êtes belle j qu'il vous aime.

Pauline.

C'est une phrase si commune j et vous aussi, vous me l'avez dit : tous les jeunes gens reçus dans cette maison ne se donnent-ils pas les airs de tenir le même langage ?

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