SCÈNE V
LA COQtJETTE, LE l^^RCHAND.
LA 0OQUETT£, faisant une grande rëvéreoce.
Monsieur, je suis votre très humble servante; je vous donne le bonjour.
(Elle feut s en aller.) LE MAUCBAND, laretenant.
Doucement, s'il vous plaît, madame; vous avefc mon étoffe, et vous ne sortirez pas que vou« ne m ayez payé.
iA COQUETTÇ.
Quel incivil ! mais je crois (jue ce brutal-là veut ne faire violence*
Ls Marchand.
Non , madan^; mw ja veux que vous me donni^s
de Targenti 6* ti
LA COQUETTE
De Targent? Quelle grossièreté 1 Demander de Tan gent à une femme de qualité! Fi ! je n^ai pas un sou, ou la peste m'étouffe !
LE MARCHAND
Laissez-moi donc des gages.
LA COQUEtTEg,
Des gages ! des gages ! Une femme comme moi laisser des gages ! Tenez, mon ami, voilà mon collier.
(Elle lai donne son coHier.) LE MARCHAND.
Votre collier, madame? Je n'en veux point; il n est que de verre.
LA COQUETTE
Il n'est que de verre! Il est... il est comme les femmes de qualité les por tent.y oy ez un peu l'impertinent!
LE MARCHAND
Point tant de raisonnements, madame; il faut me contenter.
( II prend l'ëcharpe , le manteau , la jupe et le manchon de la coquette , qui demeuie en corset et en jupon de Marseille. )