‹ Œuvres complètes de Regnard (volume 2)Chapitre 115 sur 189 · ACTE II, SCÈNE IX. i · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IX. i

giment. (Haut.) Qiji^eo tendez-vous , s'il voqs platt, pv vu régiment de hasard?

NIGAUDINET« '

Mais c'est un vieux régiipeot qui auroit déjà servi, et que. je pourrois avoir à meilleur marché qu^un: autre,

AULEQUIN*

Il faudra voir à la^ fripperie. Et quel .nom portera ^otre régiment?

NIGAUDINET.

Oh! le mien,

AULEQUIN.

Et comment vous appelez-vous ?

NIGAUDINET.

Christophe Nigaudinet, à votre service. . )

ARLEQUIN

Diable! voilà un nom bien martial. Si tous les nigauds de Paris prennent parti dans votre régiment , il sera bientôt complet.

NIGAUDINET,

Ohl je l'espère.

ARIiEQUIN.

Quand vous voudrez faire vos recrues , vous n'au* re^' qu à faire battre la caisse aux Tuileries pendant Fêté.

NIGAUDINET.

Pourquoi donc battre la caisse aux Tuileries?

, ARLEQUIN

C'est que, pendant la canicule, c'est là le rendez-

lôiij LA FOIRE SAÏNT-GËAMAIN.

Toasdeila plm 'fine l^tetir. Vous to^ez; d'an c6téy- 8ur le déclin du jour, un petit maître â^étise pr^^mener fièrement sur le ckâikf|) de bataille de la grande allée, sâfjfimi0i»\è mpe^^ët^ èàiMnit à?tme noble poussière; de^Fa^f^e, Vdu^ àj^ereeVes^ tlA ^rànd oisilf ' insultant aux marroniers , passant en revue les coquettes de la ville, et bnlUânt d*ardeur d'en venir auic mains 8(v«d ^^^ue nympbe acîeostdbïe '(^tcll aura détournée dans les bosquets. '

Voilà des soldats comme je les veux. Misds ; avabt d'enrôler ce régiment-là, je «érois bien aise d'enrôler une fille en mariage.

Prenez gardé' <|tt'eïle ne vous enrôle au^si à vdtre tour.

Ob ! éh r je ne crains rien ; eflte est siige : c'est une belle fille, oui. On la nomme Angélique, On ih'ar dit qu'elle étoit à la Foire , et je voudrois bien la voir.

ARLEQUIN, à part, .

Je ne crois pas que ce b^nbeur-là t'arrive. (Haut. ) Qomî Aïonsieo^î eelle que vous chefdbftz ici, et tfie vous <^jez épouser, s'appellef AngéKque, nièce rfu Docteur?

NlOAUBUîfET*.

Oui , monsieur. Est-ce que vous la connt)isse«?

ARLEQUrit.

Oï^l monsieur, |)iermette? que je vous embrassi?.

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Cest la meilleure de'ttëà'sdxiies; elle m'a parlé de Volïs plu^ de cèttt fois; ^e ^oiis dtterdd at^efc itïi][>atience : elle est id à cjttâtre pas^jè vais lui dire <j[ûé TOUS la cherchez. Setvîtîëiit' ; ttiûtisieur Christophe ]Sïgâudittet,déPont-rÉvêque.' '

( Arlequin , en aortant, fiait signe à un filou qui paroit att fond du théâtre ; ils se parlent à )f6reillé, et ils sortent. )

■ SCèNE-X' ■--■

NIGA,UDINET^«»J .

D'abord je croyois qUé cet homme ^etoit un voleurmais je commence à lil'a|>erceV6ir que c'est un hon* néte' homme* ' '

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