LUCRÈCE, L'ÉCUYER DE TARQUIN
LUCRÈCE
Mais quel mortel ici porte un pa$ téméraire ?
l'écuyer.
Princesse, pardonnez , si, d^un pas indiscret, Je m'o£fre devant vous crotté comme un barbet; Excusez, si forcé du zèle qui me presse...
Madame, par hasard^ seriez-vous point Lucrèce?
LUCRÈCE
Oui, seigneur, je la suis.
l'écuyeh.
L'empereur des Romains Me dépêche vers vous , pour vous remettre es mains Des signes^assurés de Famour qui le perce; Un poulet des plus grands^ escorté d'un sesterce. Un sesterce , en frs^nçois, fait mille écus et plus,
i6o LA FOIRE SlINT-GERMAIN, Ma priiiées9eV il edt bon de peser là-desdtrd,
( H lui pr^nte uo graoMl papier. ) XOCRiCE.
A moi, ftergneuf?
t'ÉCUYÉft, A TOUS.
LUCAÉCB.
diiéuï^
jSavezrYôus lire?
liisei.
LUCRÈCE
P'étonûeïaentîe ne saurois rien dire.
l'écuter.
Ne vous y trompez pas; il est signe Tarquiriy Scellé de son grand sceau; et plus bas, Mezzetin^
LUCRÈCE Ht.
Il n'est rien que ranqfôur ici ne vous soumette; Vous remuez les cœurs par des ressorts secrets. En argent Irien comptant je conte la 0eurette, Et je ne prends point garde aux frais; Car mon cœur, nayré de vos traits, A pris feu comme une allumette.
Le style en est pressant.
l'écuyer.
Et surtout làconicfùe; Mais mienx que le papier cette bourse s'explique. ( fl tut préuènte qûç bourse , que Lucrèce prend. )