‹ Œuvres complètes de Regnard (volume 2)Chapitre 128 sur 189 · LUCRÈCE, L'ÉCUYER DE TARQUIN · texte numérisé non relu

LUCRÈCE, L'ÉCUYER DE TARQUIN

LUCRÈCE

Mais quel mortel ici porte un pa$ téméraire ?

l'écuyer.

Princesse, pardonnez , si, d^un pas indiscret, Je m'o£fre devant vous crotté comme un barbet; Excusez, si forcé du zèle qui me presse...

Madame, par hasard^ seriez-vous point Lucrèce?

LUCRÈCE

Oui, seigneur, je la suis.

l'écuyeh.

L'empereur des Romains Me dépêche vers vous , pour vous remettre es mains Des signes^assurés de Famour qui le perce; Un poulet des plus grands^ escorté d'un sesterce. Un sesterce , en frs^nçois, fait mille écus et plus,

i6o LA FOIRE SlINT-GERMAIN, Ma priiiées9eV il edt bon de peser là-desdtrd,

( H lui pr^nte uo graoMl papier. ) XOCRiCE.

A moi, ftergneuf?

t'ÉCUYÉft, A TOUS.

LUCAÉCB.

diiéuï^

jSavezrYôus lire?

liisei.

LUCRÈCE

P'étonûeïaentîe ne saurois rien dire.

l'écuter.

Ne vous y trompez pas; il est signe Tarquiriy Scellé de son grand sceau; et plus bas, Mezzetin^

LUCRÈCE Ht.

Il n'est rien que ranqfôur ici ne vous soumette; Vous remuez les cœurs par des ressorts secrets. En argent Irien comptant je conte la 0eurette, Et je ne prends point garde aux frais; Car mon cœur, nayré de vos traits, A pris feu comme une allumette.

Le style en est pressant.

l'écuyer.

Et surtout làconicfùe; Mais mienx que le papier cette bourse s'explique. ( fl tut préuènte qûç bourse , que Lucrèce prend. )

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