‹ Œuvres complètes de Regnard (volume 2)Chapitre 143 sur 189 · ACTE III, SCÈNE VIIL Mt · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VIIL Mt

toit son déménagement par les fenêtres. Est-ce Angélique?

LE DOCTEUR

Je ne crois pas cela.

PIERAOT*

Un crocheteur de la douane m'a donné ayis qu'on âvoit retrouvé, parmi les sacs d'un caissier, une petite femme qui s'étoit perdue la veille au lansquenet. Est-ce Angélique?

LE DOCTEUR

' Ce n'est pas elle : elle est trop grosse, et ne pourroit se cacher que derrière des sacs de blé.

PIERROT

Un vendeur d'eau-de-vie m'a assuré qu'il avoit vu entrer, à quatre heures du matin, une jolie solliciteuse chez un jeune rapporteur, et qu'il l'avoit menée, l'après-midi, au Port-à-l'Anglois, pour instruire son procès. ^

LE DOCTEUR

Angélique n^a point de procès.

PIERROT

Attendez, monsieur, on m'a donné encore un avis...

LE DOCTEUR

Je ne veux plus entendre parler d^Angélique, ni de tes avis; et je la méprise si fort, que si je trouvois à me marier avec une autre, ^ l'épouserois dès aujour^ d'hui.

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