‹ Œuvres complètes de Regnard (volume 2)Chapitre 147 sur 189 · ACTE m, SCÈNE XL ik · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE XL ik

Ne peuvent long-temps s'accorder.

Toujours au chant du coq la poule se réveille ; Mais quand le coq s'endort , la potde a beau ch^ntlsr ^

Elle n est jamais ehtendue; Et Tépoiix, eh ronflant la basse bontîiiue,

L'oblige bien à déchanter» x

LE DOBMEUB.

Plus d'un mari qui m'écoute Voudroit , en certain temps , pouvoir dormir bien fort \ Car quand on doi^t, On ne voit goutté*

ARLÊQUIil.

Dormit trop fort aussi , donne un autre chagrin :

Car souvent, la femme irritée, Vojant que son époux dort d'un sommeil malin,

S'en va 9 n'étant point écoutée , Chercher, pour l'éveiller, le secours d'un voisin.

Mais, je lû'en Vais faire avancer toutes mes sultanes : vous les verreé; et, s'il yen quelqu'une de votre -

goût , vous la prendre^. ( Lés sultanes s aTancent. ) ( Il l^Veill»

le dormeur.) Hé ! il ne faut pas dôi^mir, quand il est question de choisir Une femme; les plus clairvoyants fi y Voient pas assez clair. Réveillejc-voùs donc. Tenez^ en voilà une qui sera bien votre fait; Car elle chanté toujours. Avances, la belle.

LA GâANtEUSE, en SQltaiie,cliantf.

Éponx, qni possédez un bbjet plein d*appas.

Ne Vous endormez pas ; Oardes bien votre conquête

326 LA FOIRE SAtNT-GERMAIN.

Contre les veilles d*iin amant :

Car, bien souvent, Le mari se réveille avec mi mal de tête Qu^il n*avoit pas en s^endormant.

ARLEQUIN chante sur Tair de Pierre Bagnolet*

La femme est une place ennemie, Que tôt ou tard on assiégera t

Il faut toujours qu'un mari crie :

Qui vive? qui vive? qui va là?

Veille qui pourra !

Si la sentinelle est endormie, Dans le corps-de-garde oi^ entrera.

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