‹ Œuvres complètes de Regnard (volume 2)Chapitre 26 sur 189 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

ISABELLE, GOLOMSmE.

GOLOMBINB.

Je T0U8 dis encore une foîa, mademoÎMlle, que TOUS ne sauriez mkux faire ^ et «ju'ilfaut nous en te-> nir à notre comédien italien.

ISABBLLE.

Je crois que tu as raison. Je me sens toutes les dispositions à devenir bonne comédienne : j*ai Fesprit à toute main ; je serai prode quand je voudrai , coquette quand il mé ptaîm^ fiire aTec les bourgeois, traitable avec Tbomme de qoidàté; enfin, il y a«m bien du malbeur si je ne cooteitce le public.

GC^I^ItBINE.

Oh! le public est un compère qui n'est pa& aisé à idiAasser : on ne sak pM eonuiieiit foire av^aufd'hui pour gBignep sa bienTe^fence. le sais bien qu'a»e jolie personne comme vous a plus de facilité qu^nne autre ^ faire valoir les talents du théâtre.

Je crois que je me tirerai d'affaire dans ce pays-là, Je parois une fois davantage aux chandelles; j ai du feint ^ de l'enjouement; je n'ai qu'un défaut pour le

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théâtre, c'eistqfieîètt'aipoiat d« itiémOit^, Pur elDeiii> pie, Colombine, si j'aimak un h^vuokè aujottfd^hui» je crois que je ne m'en souviendrois pas demain.

COIrOMAINS.

La plupart des femmes sOât côiillne vous : mais ce défaut de mémoire est une marque de leur jugement; caries hommes d'à présent ne méritent pas qu on les aime plus de vingt-quatre heures. Mais Octayç ¥a y^nir; je vais me retirer» S^'aures-Tou» point peur de rester seule ave^ lue?

Ben! boni tu €e moqués, Colombind. Est-ce que je sui»)ijà eafiml? A V%e que jai, on ne cmiiit filu» rien.

CObOMBINlE.

Je 6im atissi âgée que you») et un téte*à4ét6 im laisse pas quelquefois de me faire trembler. Ulij;euii€ homme veut vous p^suader qu'il vous aime; il se jette à y^ g«Bouï^ il to«is f resta les iliaiflt«. Q»mid une fille a les mains prises, elle ne saurait inèa se revancher. •

HABtLLfii

I^aedord , €ak>ie^kie ; maïs en peut crier.

Et si le je^iHie homme Vous femië fab boinehe d'ùot baiser, où en éces-votls? Enfin, voua voidez bien ei| courir les risques ; je m'en lave les mains.

Qm veux^tu? Puisque je &»i$ deMiiéé à éa^eeo*

médienne , il faut bien que je m'aguerrisse à fairo toutes sortes de personnages.

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