SCÈNE III. i
nouveau dictionnaire,. imprimé à Paris , ces mots-là sont synonymes, cocu marié , marié cocu; celasap^ pelle jus vert, vert jus.
LA PETITE FILLE
Pour jnoi je n'entends point de mal là -dessous^ mais quoi qu'il en soit , je vous prie , monsieur Apollon, vous qui êtes le maître des comédiens, de leur dire qu'ils né mettent plus de ces vilains motslà, afin que les filles y puissent aller, et que ma mère n'ait plus de prétexte de me laisser au logis, tandis qu'elle va à la comédie. Écoutez, c'est l'intérêt des comédiens que nous allions à leurs pféces : ce sont de jolies filles comme moi qui font venir les garçons à la comédie.
THALIE
Oh! pour cela, mademoiselle a raison : une femelle dans une loge attire les mâles de bien loin ; c'est l'appât dans la souricière.
APOLLON
' Je vous assure, la belle, que désormais les mères seront^contentes , et que je vais, de ce pas, vous me-* ner avec moi chez les Italiens, où j'assemblerai les comédiens, et je leur ordonnerai de rayer de leurs comédies tous les ipots trop éveillés, et notamment tous les cocus qu^il y aura.
THALIE
Ne vous avisez pas de cela, monsieur. Si les coméjdiens rayoient de leurs comédies tous les cocus , ils balafreroient peut -être le père de mademoiselle, et
i4 PROLOGUE.
pour lors ils anrôient.smr le dos de«x personnes au Kett d'une.
LA PETITE FILLE
Ah ! ' que vous me faites de plaisir ! Lliôtel de Bourgogne va regorger de moade, et je vais aiuion«» ee^ ce changranenlklàà ma jOràte et à toutes les feai'* mes et filles du quartier.
TtlALIB.
Donmez^TOUs-en H&è, de gurde. Pour une femme qui aime ki reforme, il y en a xmfiè qui ne la sau* roient scmffrir; et au lieu de faire venir du monde, vcnis désaefaalanderiex le théâtre^