SCENE IV
PÉRION, DARIOLETTE.
PÉBION.
Mais je vois sa suivante. Bonjour, accorte etgente Dariolette; quel bon vent a poussé la nef d^ tes appas à la rade de mon espérance ?
DARIOLETTE.
La princesse Élizène, ma tant bonne maitresse, m'envoie vers vous, son seigneur; elle est navrée à votre sujet, d'une blessure tant profonde qu'elle n'en guérira jamais, si vous n'y mettez la main.
PÉRION
Qu'à cela ne tienne; je les y mettrai plutôt toutes deux.
ne LA NAISSANCE D'AMADIS.
DARIOLETTE.
La pauvrette se plaint jour et nuit; elle soupire , elle larmoie, et oncques elle ne yit jouvenceau d aussi bonne affaire que vous.
PÉBION.
Je t^assure que si elle me trouve jouvenceau de très bonne affisire, je |a trouve aussi jouvencelle de très bon déb|ai.
A R I Oli É TT B ^ dééoiFFrant une corbeille de leurs.
Voilà des fleurs qù^elle vous' envoie pour marqua d« sa bienveillance envers vous; elle les aellena^éme eueîlKes de sa imin.
^ PÉRION
Ab! Dariolette, m^amie! cène sont pas là les fleurs de son jardin qua je convoiterais davantage:
n^RIQLSTTE.
Je vous assure qu'elle n'a rien réservé; elle vous a tout envoyé.
PÉRION
Abl Dariolette! que je serois heureux si j'étoîs le jardinier d'une aussi jolie plante que ta maîtresse! je la cultiverois, je la labourerois; et devant qu'il fut un an , j^en aurois de la graine.
DARIOLETTE.
Ah! seigneur, ma maîtresse n'est point une fille à monter en graine ; on ne la laissera pas si long-temps sans lui donner un mari. Mais... la... parlez-moi franr chement, est-il bien vrai que vous Taimiez si fort?