SCÈNE V
THALIE, APOLLON, L'AtïTEDÏl.
l'a U T £ U R I auY pîéds de Thalie.
Âh ! madeiBoiselle Thalie y misétiocftde l Ils veulent représenter aujourd'hui ma comédie B^algré moi y et j ai vu entrer j4ti9 de cent personnes dans le parterre i]ui h ti*oinrent déjà mauViMf e«
THàlie.
Cent personnes ! Pourvu ff^e le reste la trouve bonne, les rieurs seront encore de votre côté%
l'auteur.
Je ne demande que huitaine pour tout délai.
THALIE
Mais dans huit jours, croyez- vous en être quitte à meilleur marché?
l'auteur.
Assurément : j^attends des amis de la campagne, qui m'ont promis de rire, même aux plus foibles endroits.
THALIE
A vpus entendre parler, monsieur lauteur, je pari^rois qile votre pièce ne vaut pas grand chose.
l'auteur.
Hélas ! j'ai toujours cru jusqu'à présent que c'étoit la meilleure comédie du monde; mais depuis que les chandelles sont allumées, j'y; vois mille défauts que
i6 PROLOGUE.
je n'y avois pas remarqués. Ah ! ah! je n en puis plus^ le cœur me manque.
THALIE
Allons, allons y^ courage; serrez -tous le nez, et avalez la médecine.
l'auteur.
Ma comédie n'est pas mêmeacheyëe; iln'yenaque quatre actes de faits.
THALIE
Pourvu qu'il n'y ait que ce défaut-là, vous n'êtes pas à plaindre. C'est moi qui fais les lois âe la comédie, et j'ordonne que ce prologue-ci passera pour un acte.
l'auteur.
Ah ! maudite comédie , tu seras cau^e de ma mort.