SCÈNE IX
NIGAUDINET, ARLEQUIN.
ARLEQUIN, àpart.
Voilà notre nouveau débarqué ; il faut que je l'accoste. (Haut.) Serviteur, monsieur.
NIGAUD INET.
Voilà un homme qui a mauvaise façon. (Il regarde derrière lui. ) Fantassin ! (Il recule et tremble. ) ARLEQUIN.
Voilà, ma foi, le premier homme à qui j'ai fait peur.
KIGAUDINET.
N'est-ce point vous, monsieur, qu» avez pris mon épée?
ARLEQUIN
Comment donc, monsieur, pour qui me prenezvous? Par la vertubleu, j'ai envie de vous couper les^ oreilles.
NIGAUDINET.
Couper les oreilles! Prenez ^arde à ce que vous ferez. Je me fais homme d'épée , une fois ; et je viens à Paris pour acheter une charge dans l'armée. Ne savez-vous pas quelque régiment de hasard à vendre?
ARLEQUIN, àpart.
Voilà uri homme bien tourné pour acheter un rq-