OSIRIS, LA SIBYLLE
LA SIBYLLE chante.
Sous ces beaux monuments, d'éternelle mémoire, Je ranime la cendre, et trouble le repos
De ces rois et de ces héros Qui jadis, dans l'Egypte, ont signalé leur gloii^,
SC^'NE VI. i8l5
Je garde aussi, sous ces tombeaux fameux, Les mânes précieux Dr CCS fcmincs cliaimantrs, Qui firent, juscjue dans les cicux, Élever ces masses pesantes, Et, par des liistoires brillantes, Sifjnalèrent leur nom dans l'empire amoureux.
( On joue une ritournelle gaie, et la Sibylle continue de chanter.)
Si, dans ces lieux, toutes les belles
Qui ne sont pas cruelles, Pour immortaliser leur sort, Laissaient de quoi bâtir, après leur mort, Des monuments aussi solides , On verroit bien des pyramides.