ACTE ï, SCÈNE III. i5i
MKZZETIN.
Monsieur, c'est la marquise.
LE VICOMTE
Donne-moi vite la robe-de-chambre de la marquise.
(Mezzetin prend la robe-de-chambre de la marquise, et le vicomte la met par-dessus la sienne. On refrappe à la porte. )
MEZZETIN
Ce n'est pas la marquise, monsieur, c'est la comtesse.
(Il faut remarquer qu'à chaque fois que l'on heurte, Mezzetin va voir à la porte, et revient sur-le-champ. ) LE VICOMTE.
Et vite, la robe-de-chambre de la comtesse! tout seroit perdu, si elle me trouvoit sans cela. (Il met encore cette robe-de-chambre sur les deux autres. On continue d« frapper. )
MEZZETIN
Oh! monsieur, c'est la veuve du procureur.
LE VICOMTE
Que le diable l'emporte! ne sauroit-elle donner une robe-de-chambre sans venir l'essayer? Donne.
(Il met la troisième robe-de-chambre avec beaucoup de peine, no pouvant presque pas se remuer à cause des trois autres qu'il a déjà sur lui; à la fin, après plusieurs lazzis, il tombe, et à peine est-il relevé que la veuve entre. )