‹ uvres complètes de RegnardChapitre 14 sur 288 · M. GRIFON, M. MATHIEU, VALÈRE, SCAPIN · texte numérisé non relu

M. GRIFON, M. MATHIEU, VALÈRE, SCAPIN

SCAPIN, bas.

Paix! voici votre père. Le vilain usurier qui nous vendit si cher l'argent l'année passée est avec lui.

VAL ÈRE, bas.

Vient-il lui demander ce que je lui dois ? 2. 1

i8 LA SERENADE.

se A PIN, bas.

Il seroit mal adressé. Écoutons.

( Valère et Scapin se retirent au fond du théâtre. ) M. G R I F 0 N , à M. Mathieu.

Je VOUS donnai, il y a huit jours, un sac de mille francs à faire valoir, dont j'ai votre billet, monsieur Mathieu.

M. MATHIEU

Cela est vrai , monsieur Grifon.

SCAPIN, bas à Valère.

Le bonhomme négocie avec les usuriers aussi bien que nous ; mais ce n'est pas de la même manière.

M. GPIFON.

Nous sommes convenus à trois mille huit cents livres; ce sont encore deux cents louis qu'il faut vou» donner pour le colHer, monsieur Mathieu.

M. MATHIEU

Oui, monsieur Grifon.

SCAPIN, Ijas à Valère.

Cela nous accommoderoit bien.

VALÈRE, bas.

Paix! tais-toi.

M. GRIFON.

Passez tantôt chez moi , ou envoyez-y quelqu'un de votre part, avec un billet de votre main; cela suffira : c'est de l'argent comptant, monsieur Mathieu.

M. MATHIEU

Je n'en suis point en peine, et je vous laisse le collier , monsieur Grifon.

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