ACTE IV, SCÈNE IX
LE MARQUIS
Ah ! ma foi ! Ton n'a plus tant de délicatesse ; On s'aime pour s'aimer tout autant que Ton peut • Le mariage suit, et vient après, s'jl veut.
LA COMTESSE
Je prétends que l'hymen soit le but de l'affaire, Et ne donne mon cœur que pardevant notaire. Je veux un bon contrat sur de bon parchemin, Et non pas un hymen qu'on rompt le lendemain.
LE MARQUIS
Vous aimez chastement, je vous en félicite , Et je me donne à vous avec tout mon mérite. Quoique cent fois le jour on me mette à la main Des partis à fixer un empereur romain.
LA COMTESSE
Je crois que nos deux cœurs seront toujours fidèles.
LE MARQUIS
Oh! parbleu, nous vivrons comme deux tourterelles. Pour vous porter, madame, un cœur tout dégagé, Je vais dans ce moment signifier congé A des beautés sans nombre à qui mon cœur renonce ; Et vous aurez dans peu ma dernière réponse.
LA COMTESSE
Adieu. Fasse le ciel, marquis, que dans ce jour Tn hymen soit le sceau d'un si parfait amour!
aJo LE JOUEUR.