‹ uvres complètes de RegnardChapitre 196 sur 288 · ACTE II, SCÈNE VIT. 32r · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VIT. 32r

t)u moment qu'on hérite , on est sûr d'être aimé.

CARLIN

Comment! comme Carlin ! Sachez que, sans reproche, Votre comparaison est odieuse , et cloche. Chacun vaut bien son prix. Carlin, dans certains cas, Pour certains chevaliers ne se donneroit pas.

LE CHEVALIER, à Carlin.

Tu te fâches , mon cher ! Il faut que je t'embrasse. L'oncle a donc fait la chose enfin de bonne grâce? As-tu trouvé le coffre à ton gré copieux? Ses écus, ses louis étoient-ils neufs ou vieux?

CARLIN, au chevalier.

Nous n'y prenons pas garde ; et toujours , avec joie , Nous recevons l'argent tel que Dieu nous l'envoie.

LE CHEVALIER

Le bon-homme est donc mort !

(Il chante.) J'en ai bien du regret.

CLARICE

Gela se voit assez.

CARLIN

L'air vient fort au sujet.

LE CHEVALIER

Je te le veux chanter; j'en ai fait la musique, Et les vers , dont chacun vaut un poème épique.

Page 1