‹ uvres complètes de RegnardChapitre 212 sur 288 · ACTE III, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IV

VAL ÈRE

Lui ? c'est le chevalier.

LE CHEVALIER

Il est vrai , j'en convien ; Cela n'empêche pas que, dans quelques familles, Je ne montre parfois l'italien aux filles. M'"e G II O G N A G , à Isabelle. Comment, impertinente!

LE CHEVALIER, à madame Grognac.

Ah ! point d'emportement.

^jme GROGNAC, à Isabelle.

Après vous avoir dit...

LE CHEVALIER, à madame Grognac.

^ Madame, doucement;

îs'allez pas, devant moi, gronder mes écolières.

M™^ GROGNAC, au chev:dier.

Mélez-vous , s'il vous plaît , monsieur , de vos affaires, (à Isabelle.)

Lorsque je vous défends...

LE CHEVALIER, à madame Grognac.

Pour calmer ce courroux , J'aime mieux vous baiser, maman.

M™<= GROGNAC, au chev.il ier.

Retirez-vous.

Je ne suis point, monsieur, femme que l'on plaisante.

LE CHEVALIER prend madame Grognac par la main , chante, et la fait danser par force.

Je veux que nous dansions ensemble une courante.

34o LE DISTRAIT.

VA L È R E , les séparant , et mettant le elievalier dehors. . C'est trop pousser la chose ; allons , retirez-vous.

VALÈRE, M°>e GROGNAC, ISARELLE, LISETTE.

VALÈRE, à mailame Grofjnac.

Et VOUS, pour éviter de vous mettre en courroux, Dans votre appartement rentrez, je vous en prie.

M'"e G R O G IS A G , s'en allant.

Ouf! ouf! je n'en puis pius.

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