‹ uvres complètes de RegnardChapitre 282 sur 288 · SCÈNE XVIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII

DORANTE, NASETTE, NICAISE.

( Nicaise finit une chanson à une paysanne qui le fuit. ) N AN ET TE.

Mon pauvre Nicaise, tu perds ton temps et ta chanson. Il est vrai que je t'ai aimé ; mais c'est justement pour cela que je ne t'aime plus. Ce sont là nos régies.

NICAISE chante.

Lorsque tu me promis , sous cet orme fatal , Que je triompherois bientôt de mon rival, Tu m'en voulus donner une preuve certaine Ah ! que n'en ai-je profité !

Je ne serois plus à la peine De te reprocher ton infidélité.

N A NETTE chante.

Il est vrai que ma franchise Fut surpiise Par tes discours trompeurs et par ton air charmant ;

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