‹ uvres complètes de RegnardChapitre 32 sur 288 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

MARINE

Oui , monsieur, sur la fin d'un repas ; et je vais lui faire entendre que, pour un mari, vous valez cent fois mieux qu'un auti^e.

-M. GRIFON.

Cela est vrai , au moins.

MARINE

Assurément. Dans ce siècle -ci, quand un mari laisse faire à sa femme tout ce quelle veut, c'est un homme adorable ; on ne peut pas lui demander autre chose.

M. GRIFON.

Ah! mon enfant, tu peux l'assurer de ma part que, si jamais elle est ma femme, je ne la contraindrai jamais en la moindre bagatelle.

MARINE

Commencez donc par ne point trop presser les affaires. Je vais lui proposer vos conventions ; et comme il n'v a l'ien dans ces articles-là qui répugne à la coutume, je ne doute point quelle ne le» accepte.

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