U. G R IF ON
Je vous suis obligé.
SGAPIN.
J'ai des amis en ce pavs-là : mon frère est apprenti partisan chez le commis du secrétaire de l'intendant d'un homme d'affaires , et mon oncle est le sous-portier de l'hôtel des Fermes.
M. GRIFON.
Ces amis-là sont quelquefois plus utiles que d'autres.
se A PIN.
Il est vrai, monsieur. J'ai autrefois, par leur moyen, tiré mon parrain des galères, et je sauvai l'année passée une amende honorable à monsieur Mathieu ; c'est ce qui fait qu'il a beaucoup de confiance en moi.
M. GRIFON, à part.
Voilà un garçon bien ingénu ; c'est dommage qu'il lui manque un œil.
SGAPIN.
J'abuse de votre loisir, monsieur, mais ce n'est pas ma faute ; avec deux mille huit cents-livres , vou&
serez débarrassé de mes importunités , et je prendrai congé de vous quand il vous plaira.
M. GRIFON, à part.
Quel original ! (Haut. ) Oui , oui , je vais vous apporter de l'argent, vous navez qu'à attendre.